Archives d’Auteur: Annick

Conte: la naissance d’une petite étoile

La naissance d’une petite étoile est né d’une collaboration avec la dynamique et très débrouillarde Hélène Mc Koy de la Corporation d’animation des places publiques de Hochelaga-Maisonneuve, Petits Bonheurs, le talent de Zita et ma plume. Le souhait, créer, écrire et raconter aux petits et grands un conte d’hiver qui fait marcher 1km, ancré dans le bitume et notre patrimoine local.

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graisser le cochon et faire diversion

Charmant…

Monsieur Roberge, nous fait une tendresse et propose aux enseignant.es de tendre l’autre joue.

En gran’ pompe, il offre de relancer deux p’tites journées de consultation sur « la réussite éducative ». En rush, en pleine pandémie, post mépris de toutes visions dissonantes, pendant des négociations arrogantes avec les profs, et parmi des tonnes de décisions prises en pissant 3 minutes avant un point de presse…

Quand on l’écoute ou on le lit, on pourrait croire que tout va bien dans nos écoles! Pit-pit-au-pays-de-ma-CAQ-mon-école-est-un-champ-de-lavande-les-maternelles-4ans-ont-de-vastes-antres-où-semer-des-possibles-les-spécialistes-empilent-leur-linked-in-sur-mon-flat-screen-ouais-on-a-tous-un-piano-à-queue-miroitant-un-avenir-radieux-dans-notre-3e-domicile…

Il suffit pourtant de s’approcher, un tout p’tit peu de nos écoles pour les entendre se fissurer, faiblir et crever la dalle …

En cas de doute,
Let me dépose gentiment, sur le pas de notre intelligence collective, quelques exemples concrets avec pas de fini lustré (articles à la fin du texte)

– Pas d’orthopédagogue pour des élèves autistes ou en grandes difficultés car plusieurs sont retournées dans les classes

– Nouveaux points de services. Équipe sans expérience. Défis particuliers avec nos jeunes au cheminement atypique. On promet de l’aide…Oui? De qui? Parce qu’à la CSSDM nous n’avons pas accès à une conseillère pédagogique, pas de ressources pour soutenir les points de services aux élèves autistes actuellement et personne pour le décrier…

– Classe d’élèves autistes sans enseignante. Pour pallier, on déshabille Paulus pour habiller Pollito. Comment? On retire la ressource pour l’intégration d’élèves autistes de d’autres écoles et on patch la classe trouée. (bonheur éphémère pour l’un, car elle est géniale, mais non permanente, désespoir pour l’autre, car elle n’est plus là)

– Prof absent.e ? Basta! Chillez jeunes gens! On n’a pas de remplaçant.e

– Les masques de procédures obligatoires, imposés sans aucun plan ni vision liés à l’impact environnemental, ne sont pas recyclés pas parce que la CAQ a mis entre les mains de nos écoles publiques sous-financées, la responsabilité de payer pour le faire et de gérer tout ça…pour l’usage que nous en faisons, (les écoles ne sont pas des hôpitaux en zone rouge) on pourrait les laver et réutiliser? Toutefois, c’est interdit…alors à la fin de l’année scolaire, nous aurons jeter environ 85 millions de masques…dont plusieurs auront pris leur envol partout dans la nature…

– Matériel technologique désuet? Bug? Besoin d’installer un programme? Appelez LE technicien…et attendez…

– Attendez encore…

– En fait, matériel technologique ? Quel matériel ?
– Plusieurs TBI ne fonctionnent plus. Les classes ont entre 3 et 8 ordi qui fonctionnent pour 22 élèves…et des classes sont sans rideaux, ce qui empêche de voir les projections…

– Attendez-vous aussi toujours le retour du technicien?

Finalement, ma préférée:

– Savez, les budgets de tutorat promis aux élèves en grandes difficultés?
Ben ces budgets vont entrer en vigueur au 30mars…un an après le début de la pandémie et à 2 mois de la fin d’année…

A l’annonce de leur mise en place, fait vécu, on a eu environ 3 minutes de frissons en groupe de parents su’ zoom! Un p’tit coït de semaine beige.

Ces budgets et clinquantes promesses d’investissements sont chiffré.es à…rrrrroulement de tambourine usée:

300$ pour DEUX mois pour TOUTE une classe!
Je répète: 300$ pour 22 élèves, pour deux mois, pour un an de pandémie dans un système déjà amoché (j’ai d’autres exemples cumulés depuis 2014 pour appuyer ce choix d’adjectif si vous voulez!)
Ce qui fait environ…hum… 5 x 20min de tutorat à 3 élèves ensemble!

Partéééééé!

Ce montant, plus petit que la plupart de nos budgets SAQ durant le premier confinement, représente une bourse fort reconnaissante pour une prof d’expérience dans une école à la cote défavorisée…
Imaginons ailleurs…

Gâtez-vous oisillons, on a la colonne excel pis l’espoir faste en ces temps ardus! On fait touttt promis afin de ramener votre motivation et « bonheur au travail ».

Permettez-moi monsieur de vous offrir, une fois de plus, votre verbe: Vous Robergez! Capes et trompettes sur le gran’ stage de 13h, proposition à l’arrache de consultations publiques et vieilles peanut siphonnées de leur sel trouvées dans les craques de votre lazy boy pour les humain,es gisant dans la p’tite cage! Du leadership inspiré et porteur cher ministre…

Il semble aisé de ne pas trouver de sous et de compenser par des moues dépitées pour les milieux dans lesquels la majorité des talents ou des bénéficiaires sont des femmes et des enfants…non?
Ma lecture manque t’elle vraiment de nuances?

Pourtant, messieurs les caquistes, visiblement, du cash on en a (juste pas pour les profs, les infirmières, les préposées, les ressources et les personnes aux besoins particuliers…):

1.1 million à Guy, l’ami de Fitzgibbon qui prend la tête de Investissements Qc
ET
120millions pour la construction


L’argent ne pousse pas dans le coeur de « celles qui quémandent » pour autrui et pour le bien commun…clairement.
Toutefois, c’est étonnant comme de l’argent il y en a quand il s’agit de graisser certains cochons au pays de la collusion ou encore des secteurs qui ont un lobby féroce.

Oui. Je suis en colère. Pour mes enfants, les vôtres. Pour nous. Pour les femmes. Pour les personnes en situation de handicap. Je suis en colère pour mes ami.es profs, pour le manque de soutien de la population envers elles (et eux) et pour les conditions d’apprentissages pas mal semi qu’on offre à nos enfants en se pétant les bretelles devant les caméra. Je suis en colère pour l’avenir. Pour tusuite même. Ici. Maintenant. Je suis en criss. Les incohérences s’accumulent et la violence politique et budgétaire aussi…

Je laisse ici, en dessous de ce texte, des articles liés à l’éducation, aux petits maillages favorables aux plus riches, la construction, les femmes…

SVP Lisons! Ben oui! A défaut de se voir: Renseignons-nous et soyons en criss ensemble!

Les profs présentement sont en négociations. Supportons-les! Refusons les discours bourrés de MDMA et de desseins ben personnels de petits politiciens gribouillés qui cheap sur nos services publics pour nourrir des ami.es…

Soyons vigilant.es concernant les actions, les décisions et le prochain budget de la CAQ. Rappelons-nous que c’est nous qui payons les politiciens. Exigeons une opposition qui se tient et nous représente! Sollicitons-nos élu.es locaux! Appuyons les revendications des groupes communautaires.

Je ne nie pas les défis et l’importance de la crise sanitaire. Il y a toutefois, toutes sortes d’autres décisions qui se prennent et ont un impact MAJEUR sur nos vies et celles de nos petit.es. La démocratie ce n’est pas juste voter au 4 ans. C’est aussi être vigilant.es et exigeant.es pendant le mandat pour éviter de se faire passer du baratin de la taille d’un vieux chêne sans consentement sous un couvert d’état d’urgence…nous sommes essouflé.es et démobilisé.es, étourdi.es… Soyons strict.es! Solidaires, revendiquons, réfléchissons, refusons les aberrations, les abus et exigeons plus de cohérence, transparence et investissements dans nos institutions et services publics!
Soyons, constructivement, activement, en criss.

LECTURES POUR MIEUX VOIR:

Manque de services, pas de remplaçant.es

120 millions pour la construction

Pas de vacances pour les infirmières

Féminicides et refus d’investir dans les centres d’hébergement

1.1 million pour l’ami Guy, du ministre Fitzgibbon

Nomination ben douteuse de l’ami Guy à la tête de IQ

Plaidoyer en faveur d’une taxation, impôt plus juste

Laver et réutiliser les masques bleus

Les écoles paient pour recycler

Orthopédagogues délestées et disparues

Une consultation pour la réussite éducative maintenant? Really?

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S’en saisir, juste là

Assis.e sur une roche,
dans le silence de la neige qui craque,
émanant de la chaleur du soleil timide qui se pose sur votre coude quand il se faufile par la seule fenêtre crédible de votre
3 et demi,
exalté.e, dans la musique et les rires,
écrapou.e, sous vos enfants et inondé.es de caresses, de poésie, de gestes doux
ou
juste là,
bien. pour rien.
dans le vif et la lumière,
la douleur, le vent qui arrache et l’absurde…

Gossés à notre image, le bonheur pis l’amour
Enivré.e à votre source, saoul.e de joie brute

ici.
maintenant.

Bien. Pour rien.

Non sans heurt,
plus je me pose et inspire
plus ils s’ancrent et me poussent du coeur.
Imparfaits, subtils et sur le souffle,
en construction, parfois fragiles, sur des bases lentes à ériger, je les expérimente,
découvre parfois sans bouger.

Je les laisse être & me prendre
pas toujours docile, indomptable même, fougueuse mais reconnaissante
Immatériels et intangibles.
Là.

J’apprends, m’y jette et m’y vautre.
Conquise, j’accueille et suis sans abdiquer, me trouve, m’assemble et m’habite.
Morceau par morceau.
Juste là.
Et
J’aime.
Immense. Gratis.
Et d’un swing aussi naturel que large, je déclame, la bouche en coeur en avalant le frimas:
que notre amour soit!
Grand, authentique, vagabond ou racine
sans raison
sans plan ni intention autre qu’aimer juste
et juste parce que.
Sans rancoeur, sans dentelle, sans certitude, ni filet.
Ici,
pour la suite pis la trace.
Aimons.

Crédit: Sage Rebelle photos

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promo: la naissance d’une petite étoile

Entrevue avec mes utopies, mes inspirations pour l’écriture de mon conte La naissance d’une petite étoile, produit par Hélène McKoy de la Corporation d’animation des places publiques, illustré par Zita Castongay.

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Gros comme un sanglier, j’te jure!

J’écris tendrement des phrases passives agressives pour un projet.
Inspirée de ma rocambolesque vie de dating, croulant sous du contenu digne d’un Cyrano saoul de série B, je focus sur mon coquet cahier ligné;
touttt ça plutôt que de cinquàsepter sur une terrasse frett en hochelagadie ou sur un toit sexy du vieux Montréal, quand j’entends, tout à coup, un gros KEKLOW!
Silence.

Suivi de kekekleukeklow plus ou moins acharnés, volontaires et rythmés. Un genre de break beat de vieux raver qui pensent bien bouger vers 8am après une grosse nuit en 2001.

Après anxieuses quêtes et validations auprès de mes voisin.es, question de savoir s’il ou elle ne se sont pas échappé les rotules sur l’prélart, je découvre la provenance du beat. 😳
JesusMarieJoseph!

dÉdans mon plancher.
Ou
dÉdans mon plafond.

Selon où, sur l’axe vertical de mon appart, on se trouve.

Un rat!
Un rat simonac!
Sous mes pieds ou au dessus de ma tête, qui, avec la vigueur d’un bébé sanglier, se tortille. Frénétique, il essaie de se sortir la tête d’une trappe qu’on a récemment posée, parce que monsieur, ou madame, scient et grignottent les 2 x 4 a’ec leurs p’tites dents de lait et empêche ma progéniture et mon sommeil de s’apaiser.

Prenant mon courage…
Hehehe! J’APPELLE MA VOISIIIINE!

Prérequis de la sélection : elle rit gentiment de ma détresse, a de l’expérience en campagne et un fils ben relax. (Chacun.es ses skills!)
Hilare, me suggérant une recette de tartare, elle tend un jogging à son fils en bobettes qui travaillait sagement, et m’envoie son héro qui traverse la cours pour « m’aider » à vaincre la bêêêête.

Solidaire as f*ck, pendant qu’il sort l’intrus du plafond et assomme le souffrant qui a la tête pognée dans la guillotine à rongeurs, je sors de la pièce et entreprends aussi naturellement que possible  de meumeumer un vieux succès de l’été de mes 11ans, touttt ça enfermée aux toilettes. Une rencontre pop-gore un brin douteuse entre ma tune et   l’assassinat du rat…

Fière de ma riche contribution, je laisse partir mon preux voisinage sous milles mercis et sans orgueil aucun, je lâche mon amertume pis ma poésie initiale, et me dis en chantonnant ma nostalgie,
C’est bon.
Je peux avoir 40ans.
I totaly own my shit. 😂🐀

P.s je vous souhaite pour vrai, des voisin.es comme les mien.nes et en cas, juste en cas, je vous laisse mon soundrack du courage

douadididididamdididou

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La deuxième cymbale

Desfois, on avance pour pas chocker.
Même si on y croit semi.
Tu le sais.

D’un coup qu’après le rush, les larmes et la douleur, on ait encore le goût de quelque chose; du pain neuf, du vin orange, des bisous de nos enfants, du vent dans la face quand on descend la côte Sherbrooke en bicik, le goût de créer et de rêver encore. D’un coup que ça soit assez le réel faillible pour être joli ici.. malgré le bordel, la bêtise, les mentis, le triste, la perte et la souffrance.

Sonnée comme la deuxième cymbale la première fois que l’autre lui rentre dedans, on avance pareil. Lucide. Chevrotante. La gueule en sang. Une foi bizarre nous fait jaser tuseule et croire que c’est possible, que crochue pis amochée on est quand même belle et que construire encore dans nos débris nous renforce le patrimoine.

Anyway, On se remet de toutt..

Cause I got an elastiiiic heart. Qu’on se sifflote pour y croire un peu…
Ouais, il y a toujours de l’espoir malgré les connards, les toxiques, les teigneux, les échecs, le vile, le compliqué, le pas juste et le fatal…qu’on ne verra pas péter la planète dans une lente agonie, qu’il reste des possibles dans l’asurde, des gains dans la perte, que les bisous c’est ben assez pour tenir encore deboutte et que le vent dans la côte tu ne l’as pas toujours dans face…

Chaque fois que ça te pogne.
Toi aussi.
Viens que je sifflote…
X

Aimer sans menace ni contrainte. S’aimer assez pour s’aimer deboutte

Je suis bisexuelle et polyamoureuse.
Dans mon début de vingtaine, je disais que j’aimais librement.
Sans petite case, sans égard pour le genre, ni contrainte.
Désormais, j’assume. Ma façon d’aimer a des noms qui lui ressemblent.

Une coche de plus coquine que la madam’ Coucou de Simon Boulerice 

Et,
Je l’écris
Par amour.
Avec amour.

Humblement, et avec ben des doutes sur la tribune que je prends pour dire, dans l’espoir, peut-être naïf, de contribuer, à échelle humaine, dans mon réseau, à ce qu’ensemble on s’approprie ces faits là comme le reste. Qu’ils deviennent génériques.

Qu’ils fassent partie de nous, partout, qu’ils cessent d’être marginaux, jugés, intimidés…

Qu’ils fassent partie des histoires qu’on lit à nos enfants, du paysage politique, de l’enseignement, de vos programmes à tivi et des possibles dans les conversations existentielles:

« maman est-ce que je peux aimer deux personnes en même temps? »
« oui mon bb! (sont-elles au courant?) »
« maman est-ce que c’est correct si mon amoureux cette semaine c’est Toto mais que j’aime encore embrasser Sasa? »
« oui mon bb!? »

Que ce soit aussi normal et générique que de s’aimer entre humain.es du même genre, à plusieurs que ce l’est de s’aimer en dyade ou entre hétéro.

Je l’écris.

Parce que je chéris la diversité et célèbre la couleur.
Toutes les couleurs.
Incluant désormais la mienne. À voix haute à presque 40ans…

Je l’écris,

Parce que mes enfants.

Dans l’espoir qu’ils auront espace, accueil, sérénité et sécurité pour aimer comme ils l’entendront, comme ils le sentiront. Aimer autrui et s’aimer eux-même.
Fiers. Confiants. Heureux.
Comme ils seront.

Mes enfants grandissent en sachant au quotidien que l’amour est inclusif et qu’il peut prendre plusieurs formes. Que d’aimer des deux bords et d’aimer multiples est sain quand c’est honnête et bienveillant. Que ce n’est pas par peur de l’engagement, ni parce qu’on est volage. Que ça se peut que ta famille séparée-recomposée ne possède pas les attributs de la famille de la princesse de Disney et de son prince quelconque…

Ils savent aussi,
que de s’habiller créativement, avec autant de paillettes et de tulles que ton coeur te le dicte en étant né garçon, mérite qu’on te sacre patience à la récré et qu’on salue ton audace en te laissant jouer au ballon comme tous les autres marmots de la tribu. Qu’une fille n’a pas à être délicate et qu’elle peut être plus forte que toi…

Les livres pour enfants, les films, notre manière de répondre à leur questions mettent de l’avant bien souvent une seule façon d’aimer. Un seul modèle de couple et d’humain.e…
On genre. On limite. On juge. On circonscrit et on transfère nos peurs dans l’éducation à nos enfants. (oui on fait de notre mieux aussi! Je sais ben! Et j’admire les coeurs ouverts!)

Quand on déroge à la norme, on grandit avec la certitude d’être incorrect, insuffisant…on se fait donner des conseils de ne pas nommer, pas dire, pas brusquer, pas oser, de se taire, de pas faire ni montrer et que ça doit être une phase.

Or, je ne veux plus de ce jugement, ni avoir peur, pour mes ami.es, pour mes enfants, pour moi. Aussi crochue soit la démarche.
J’aime, je nous aime deboutte.

Par amour, donc j’écris et rêve à mots bruyants que vous participiez à transformer la peur en possible et les murs de haine en tapisseries de fucking calinours!

Que ce soir en racontant une histoire, vous y ajoutiez de la couleur. Un peu. Que les barbies se matchent entre elles. Que les princesses gèrent elles même les dragons, que vous portiez une robe une fois avec votre garçon en public…

Et encore plus fou,
si vous entendez ou lisez un commentaire homophobe ou des propos de douche bag sur la différence (toutes les différences), que vous preniez position pour défendre le droit au respect pour chacun et la nécessité, la beauté de la diversité.

Que la bienveillance et l’amour gagnent.
Icitte et partout x

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L’invisible philanthrope, un géant chez les Hommes

Petit récit invisible, doux parmi les hommes :
Au metro Jarry durant la La guignolée des médias, un homme en situation d’itinérance s’avance vers l’une de nos bénévoles et lui tend son orange et un 0.25$ qu’il venait de recevoir en disant, « pour moué c’est important de partager ce que j’ai ! »

Monsieur, votre générosité sincère nous bouleverse mon équipe de la Société Saint Vincent de Paul et moi. Humble et brut. Sans témoin ni suite. Une main tendue vers l’autre dans l’espoir sincère de faire une différence à hauteur d’homme, que dis-je: de géant!

Pour moi, touttte ma job en philanthropie prend icitte son sens. 😭

#Ensemble
#TousPhilanthropes y’a pas de petits dons et on peut TOUS faire une différence
❤💚

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L’INCLUSION: L’AFFAIRE DE TOUS!

Walmart coupe son programme d’intégration au travail pour les personnes handicapées ou autistes (et dans une tentative désespérée de R.P se perd en subtiles et oh combien inspirantes nuances sémantiques…)

Ils étaient déjà loin dans mon estime et nullement dans mes habitudes de consommation.
Désormais, j’ai mon tshirt FUCK WALMART.

Toutefois, je nous invite à prendre conscience de ce que leur geste odieux provoque comme constat: Les personnes en situations de handicap n’ont pas de place! Pas de choix et de bien piètres conditions de rémunération et de vie. 

Certes, couper un programme d’intégration dans une multi mérite l’indignation.

Mais je nous pose tout de même cette question:

Où sont les employeurs et entreprises locales pour les personnes autistes ou handicapées?

Pourquoi dépendons-nous d’une grrrrosse chaîne americaine?

Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’offrir des postes, des opportunités diversifiés dans tous les milieux, à ces humains lumineux qui apportent autant qu’ils ne reçoivent?

L’inclusion c’est l’affaire de tous! PME comme les multinationales! Et pour faire de la business ici, ça devrait être un must!

Utilisons cette situation pour prendre conscience de nos failles, de la précarité dans laquelle les personnes en situation de handicap se trouvent et surtout pour améliorer nos pratiques!

Et j’invite les organismes, les commissions scolaires, les entreprises petites et dodues à devenir eux-même vecteurs de changement!

À très court terme: Que pouvez vous faire pour favoriser l’inclusion dans votre organisation?

Et en vrac, je me permets, parce que je suis une machine à utopies, de rêver ça,

1) sortons walmarde du Qc
2) créons des alternatives et opportunités inclusives p.a.r.t.o.u.t (en pub, fleuristerie, en festival, gaming, industriel, commercial, cinéma, service, construction etc)
3) Appuyons-nous sur des initiatives positives et inspirantes pour réussir l’inclusion
4) Permettons à ces personnes de contribuer dans la société, société qui est aussi la leur, qui est la nôtre, à TOUS et à TOUTES.
Finalement, pour des idées comment faire et des ressources d’organismes pour devenir une entreprise inclusive contactez Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion, Action Main d’Oeuvre, Destination Emploi!

Support_Neurodiversity_by_AspieAuty

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LES PASSIONS COMME MOTEUR D’APPRENTISSAGES

29060976_10156104486963830_2282375047584175025_o1.jpgFils I a un rêve : organiser une grande fête dans le gym de son école.

Depuis 2016, la réponse était non ou enfin c’est compliqué.
Ainsi, l’an passé, grâce au très généreux et talentueux DJ Frank, les profs des classes d’enfants autistes et quelques magnifiques alliées bénévoles, j’ai, avec mon fils, organisé une fête sensorielle dans sa classe.

Or, cette année, la directrice et l’OPP ont accepté de relever le défi et d’organiser la fête avec nous!

En avril, à l’école SF, aura donc lieu la grande fête en bleue pour célébrer la neurodiversité. Ouiiiiooouh!

Mon oiseau, enthousiaste et joyeux a fait preuve de beaucoup de persévérance et ne porte plus à terre! 

En restant attentif, on se rend vite compte que cette joie, qui peut s’apparenter à une obsession qu’on voudrait faire taire si on lui donne une biais négatif, est absolument porteuse!

En effet, mon frisé n’a jamais été, jusqu’à récemment, motivé à écrire et apprendre les sons est ardu.

Toutefois, en décembre dernier, alors qu’il insistait pour organiser un bal, j’ai utilisé cette fixation pour l’encourager à écrire avec le IPAD et compter. Chaque jour de décembre, il demandait à écrire.

Ainsi, lorsque j’ai eu la confirmation de la Fête en Bleu de SF, je lui ai partagé ma joie et ma fierté de voir son idée se réaliser. Il a alors déversé une myriade de questions en battant des ailes. Plutôt que de l’empêcher de le faire chaque fois qu’il le sent, c’est-à-dire environ 9 fois par jour, je lui ai suggéré des moments pour parler de la fête et lui ai proposé d’écrire avec lui toutes ses idées.

Eh ben! Qui sera surpris de lire que quand ça part du coeur et fait du sens, ça motive les troupes?

Cette grande fête en bleu est une immense motivation pour lui! Désormais, chaque matin et chaque soir, il me demande d’écrire et d’épeler des mots! En plus de le motiver à réaliser un défi majeur, ça canalise toute son excitation et satisfait son désir de parler de cet événement tant attendu!

Un jour on se regardera au passé, jugeant de la structure de pensée autistique, et on se dira, sti, m’semble que c’est juste logique: Les passions sont moteur d’apprentissages!

Ps. À ceux qui doutent des bénéfices de l’inclusion, vous trouverez sûrement votre mois d’avril plus terne que tous les enfants des écoles qui célèbrent la différence.

 

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