Archives de Tag: Différence

Chancelants et magnifiques

J’ai pleuré. Encore.
Par petites secousses, en tremblant depuis le milieu.
J’ai souri aussi. Inspirée.

Parce que la vie n’est pas jusss rentable.
Elle est belle aussi; dans toute la splendeur de ses failles et absurdités, dans la lenteur d’un apprentissage et la détermination d’un petit pas chancelant sur un chemin sans tracé…

Nous ensemble, c’est un nous plus grand.

Mobilisés. Convaincus. Inclusifs.

Ce texte. Cette rencontre. Ceci est magnifique.
TEXTE de Patrick Lagacé.

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Laisser entrer le vent…

Magnifique. Magnifique. Magnifique.
J’ai couiné.

La déception ou le deuil, face au diagnostique ou à la différence de son enfant, vient beaucoup de ce que l’on a osé rêver sans lui, pour lui. En amont de sa naissance, et tous les jours qui nous lient à son p’tit soleil, on lui fait un tracé lumineux, sur un sentier qu’on présume idéal.

Avec ce que l’on porte d’histoires, d’espoirs et d’échecs depuis notre propre genèse, on souhaite secrètement, ou de manière plus exubérante pour certains, qu’il torche l’espèce au gran’ complet et que sa vie soit douce. Sans heurt, ni fracas.

Parfois, les enfants auxquels on offre le souffle ont une autre proposition.

Ils débarquent dans nos vies avec leurs petites valises. Ils sont, font, rêvent, affirment, confrontent, perturbent. Ils troublent le «pedigree» de l’espèce et viennent foutre une baffe à l’égo humain.

On a alors le choix de nos réactions : la déception, la résignation, la colère, le refus.

Ou laisser entrer le vent. Assumer de vivre pour toujours avec l’incertitude…et d’aimer as is.

On apprend alors à aimer sans se projeter et malgré nous la magie fait sa job de paillettes. On évolue, les pattes au présent, le vulnérable affirmé et découvre une route que seul ce petit improbable sait tracer.

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Durer n’est plus suffisant…

«Plus on est conformiste, plus on est dangereux.»

Mine de rien, il le balance.
Il porte une barbiche et un costard. Il échange avec une voix posée aux accents normatifs et semble appartenir à une classe intello lointaine…
Les plus libres ne sont pas toujours les plus spectaculaires.

Albert Jacquard.

Ce grand-papunk (vouiii j’aurais aimé l’adopter! Le rencontrer d’abord, l’adopter ensuite! 😉 a étudié beaucoup, s’est conformé souvent et refusé tout autant. Il s’est construit en se heurtant, en observant, en collaborant surtout et en se détournant de ses propres évidences. Il a marché l’époque, la sienne et la nôtre, en planquant ses yeux dans ceux de l’espoir et de la suite. Il a su gardé ses idées en mouvement, son utopie vivante et émancipée de tout cynisme.

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Mon utopie

Ce livre a beaucoup inspiré l’orientation alternative de nos choix familiaux en matière d’éducation (entre autre). Barbouillé, griffonné. Je le (re) lis comme je lui parlerais.

Alors que fils I s’endormait encore dans une poussette et que le quartier ne pullulait pas de petits cafés et de bars courus (0 nostalgie, juste un constat pour se mettre les pieds à la bonne place sur la TL), assise au Parc Morgan, la face dans le soleil, entre un kit de canettes, un mec en costume d’anarchiste et un vieillard endormi (qui avait vidé les canettes…), j’ai rencontré, pour la première fois, les idées immenses d’Albert Jacquard.

Ce livre, que je relis aujourd’hui, nourrit à nouveau ma réflexion et stimule aussi l’évolution du document fondateur de Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion.

«Il faut mettre la société au service de l’école; pas l’école au service de la société. Il faut être au service de l’intelligence qui évolue et rappeler aux êtres qu’ils se construiront grâce aux autres, en collaboration et non pas en compétition.»

Ensemble.

Je suis les liens que je tisse; cette interdépendance globale, et non pas seulement propre à notre espèce, est bénéfique. Lorsque nous le reconnaissons, notre vulnérabilité devient constructive. En fait, je crois profondément que cette vulnérabilité est magnifique et nécessaire…

Humblement humain, nos limites sont franchissables par la confrontation, l’audace, l’entraide et au contact des failles & forces de l’autre. Au contact de la différence…

L’éducation en tant que valeur prioritaire, fondement du nous ou en tant que système?

Le système m’apparaît désormais comme une entité-point de fuite- qui nous permet de justifier notre déresponsabilisation et inaction collective face à une valeur qui nous appartient et nous définit.

Alors que nous tendons vers la performance, que l’éducation réclame un ralentissement, des câlins et beaucoup d’investissements, que nos institutions moisissent et qu’elles témoignent de notre désintérêt (de nous même, de la suite?), rêver, proposer et agir devient d’autant plus nécessaire.

L’éducation devrait-elle subordonner ou inspirer? Que faire des atypies, qui deviennent, de plus en plus, la norme?
Ne devrions-nous pas éviter de reprendre systématiquement le modèle parce qu’il a fait ses preuves une fois. Sans nier les bénéfices de l’expérience et la valeur de certains éléments des structures en place, acceptons l’inconfort et le chaos que génèrent l’essai et la nouveauté. Osons la collaboration, la vulnérabilité et l’incertitude.

Sur le fil, l’équilibre se négocie à chaque respiration, chaque pas, et on est une gang en suspend…
«Durer, n’est plus suffisant…»

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De l’utopie à l’inclusion

Agir en cohérence. Oeuvrer de manière inclusive pour la rendre générique.

« Il n’est pas normal que les associations, y compris parmi les plus grandes et les plus respectables, ne prévoient tout simplement pas la présence de personnes autistes en leur sein… »
Josef Schovanec, Je suis à l’est.

Comment peut-on soutenir une mission d’inclusion sans l’incarner soi-même ou défendre les intérêts d’un groupe sans donner la parole aux principaux concernés sur l’ensemble des dossiers ?

Au sein de Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion, nous sommes de cet avis depuis le jour 1.

Voilà pourquoi sur le c.a de la fondation siègent des humains de tout acabits et que, sur chacun des projets, nous incluons la neurodiversité de manière spontanée.
Les idées (et les êtres) évoluent quand elles se complètent et se confrontent.

Nous souhaitons passer de l’utopie à l’action et devenir crédibles ensemble.

«Practice what you preach»

Identité visuelle réalisée par: Bipèd Communications
Citation tirée de la page de Comité TED-TSA sans Frontière.
Renaud, petit asperger, brillant.

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Perception: Le «handicap» est une force!

Il faut confirmer les personnes différentes dans leurs spécificités.
Pourquoi vouloir tout «normaliser»? Pour faire partie de la moyenne? Quelle est la valeur de cette moyenne?
Pourquoi rêver de devenir ce que nous ne sommes pas plutôt que d’espérer devenir maximal, intègre, total?

Nous croyons qu’il faille transformer les handicaps en avantages. Pour que ceci soit possible, il prime de changer notre perception commune face aux défis, aux handicaps et à la différence!

Une personne qui évolue avec un handicap est un être d’une grande force. Elle réalise, tous les jours, les même gestes que nous avec des défis supplémentaires. Elle récidive et persévère.

S’ouvrir et constater la réalité telle qu’elle est.
Oser et établir un dialogue sans transfert de perceptions.
Construire une relation sans porter nos intentions est un pari houleux fort enrichissant.

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Merci de nous rappeler que notre individualité, notre audace mérite d’être entendue.
Lecture légère et intelligente pour enrichir vos vacances: L’Ultime Secret, Bernard Weber

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