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L’invisible philanthrope, un géant chez les Hommes

Petit récit invisible, doux parmi les hommes :
Au metro Jarry durant la La guignolée des médias, un homme en situation d’itinérance s’avance vers l’une de nos bénévoles et lui tend son orange et un 0.25$ qu’il venait de recevoir en disant, « pour moué c’est important de partager ce que j’ai ! »

Monsieur, votre générosité sincère nous bouleverse mon équipe de la Société Saint Vincent de Paul et moi. Humble et brut. Sans témoin ni suite. Une main tendue vers l’autre dans l’espoir sincère de faire une différence à hauteur d’homme, que dis-je: de géant!

Pour moi, touttte ma job en philanthropie prend icitte son sens. 😭

#Ensemble
#TousPhilanthropes y’a pas de petits dons et on peut TOUS faire une différence
❤💚

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PIZZA & CONSENTEMENT

Au retour d’une fête faste et bubbly, je rentre au bercail, éméchée joliement et affamée.
En traversant l’un des très peu respectés passages piétonniers de la rue St-Laurent, je vois dans mon angle mou, l’une de nos nombreuses institutions de pizza à croûte cheap.
J’analyse mes options de foie gras dans des choux de Bruxelles ou de poutine livrée chaude.
Nulles

Je fonce donc sur la pizzéria, déterminée à me gaver comme un nourrisson sur sa première têtée.
Un troupeau de mecs occupe le lobby crasse, (ils squattent la fucking porte).
D’autres types épars gisent le long du mur en louchant.
J’ai la sensation de pénétrer un club privé version glauque…

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La famille oiseau

Lorsque nous mangeons le soir, fils I se concentre sur ce qui se trame à l’intérieur.

Entre deux bouchées trop grosses et un souvenir, il fixe le plafond en battant des bras pour classer les infos et les stimulis de sa journée.

Fils II et moi respectons son silence (…en parlant beaucoup beaucoup…ce qui limite la prise de parole des plus tranquilles, j’en conviens…)

Orrr, il y a peu…fils I a parlé en soupant. 😮
Beaucoup. Il a partagé des détails de sa journée. Des sensations.

Fidèle au poste, la face dans la sauce, j’ai braillé sans prévenir.
Il m’a souri et il a pleuré aussi.
Puis on a trié les excès en battant des bras…

On ne sait jamais les cadeaux qu’on reçoit quand on enfante.

Quand les caractéristiques de notre marmaille confrontent la norme, on a le choix en toutes situations de les voir crochus et de s’acharner pour les retordre à contre sens ou de nourrir leur unicité, d’ouvrir et…pourquoi pas de battre des bras pour célébrer les détails..

#BirdFamily
#ILoveSomeoneWithAutism

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DONNER. RECEVOIR. RENDRE.

GRATITUDE.
Femmes philantropes, femmes de coeur!
Merci à mes belles, fidèles, uniques, généreuses alliées ostéopathes et naturopathes de la Clinique Poirier et Viau qui soutiennent financièrement chaque année les projets liés à l’inclusion d’enfants autistes!

Martina, Chantal, Marie-Claude, Cristina, Louise-Andrée, Ana, Joan, Nathalie!
Un accident vous aura un jour placées sur ma route. Par bonheur 🙂
Puis, vint les choix, la confiance et l’amitié. Votre présence dans ma vie m’inspire, m’apaise.

Merci d’y être. Merci d’y croire.

ostéo 2014

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Chancelants et magnifiques

J’ai pleuré. Encore.
Par petites secousses, en tremblant depuis le milieu.
J’ai souri aussi. Inspirée.

Parce que la vie n’est pas jusss rentable.
Elle est belle aussi; dans toute la splendeur de ses failles et absurdités, dans la lenteur d’un apprentissage et la détermination d’un petit pas chancelant sur un chemin sans tracé…

Nous ensemble, c’est un nous plus grand.

Mobilisés. Convaincus. Inclusifs.

Ce texte. Cette rencontre. Ceci est magnifique.
TEXTE de Patrick Lagacé.

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Portrait

Crédit: Rachel Coté, Coup de Pouce avril 2014

Crédit: Rachel Coté, Coup de Pouce avril 2014

Envie de découvrir, de manière positive, la réalité de familles qui évoluent avec des enfants autistes, inspirants et brillants? Voici l’article rédigé par Marie-Pierre Bouchard dans le Coup de Pouce d’avril 2014.

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Durer n’est plus suffisant…

«Plus on est conformiste, plus on est dangereux.»

Mine de rien, il le balance.
Il porte une barbiche et un costard. Il échange avec une voix posée aux accents normatifs et semble appartenir à une classe intello lointaine…
Les plus libres ne sont pas toujours les plus spectaculaires.

Albert Jacquard.

Ce grand-papunk (vouiii j’aurais aimé l’adopter! Le rencontrer d’abord, l’adopter ensuite! 😉 a étudié beaucoup, s’est conformé souvent et refusé tout autant. Il s’est construit en se heurtant, en observant, en collaborant surtout et en se détournant de ses propres évidences. Il a marché l’époque, la sienne et la nôtre, en planquant ses yeux dans ceux de l’espoir et de la suite. Il a su gardé ses idées en mouvement, son utopie vivante et émancipée de tout cynisme.

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Mon utopie

Ce livre a beaucoup inspiré l’orientation alternative de nos choix familiaux en matière d’éducation (entre autre). Barbouillé, griffonné. Je le (re) lis comme je lui parlerais.

Alors que fils I s’endormait encore dans une poussette et que le quartier ne pullulait pas de petits cafés et de bars courus (0 nostalgie, juste un constat pour se mettre les pieds à la bonne place sur la TL), assise au Parc Morgan, la face dans le soleil, entre un kit de canettes, un mec en costume d’anarchiste et un vieillard endormi (qui avait vidé les canettes…), j’ai rencontré, pour la première fois, les idées immenses d’Albert Jacquard.

Ce livre, que je relis aujourd’hui, nourrit à nouveau ma réflexion et stimule aussi l’évolution du document fondateur de Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion.

«Il faut mettre la société au service de l’école; pas l’école au service de la société. Il faut être au service de l’intelligence qui évolue et rappeler aux êtres qu’ils se construiront grâce aux autres, en collaboration et non pas en compétition.»

Ensemble.

Je suis les liens que je tisse; cette interdépendance globale, et non pas seulement propre à notre espèce, est bénéfique. Lorsque nous le reconnaissons, notre vulnérabilité devient constructive. En fait, je crois profondément que cette vulnérabilité est magnifique et nécessaire…

Humblement humain, nos limites sont franchissables par la confrontation, l’audace, l’entraide et au contact des failles & forces de l’autre. Au contact de la différence…

L’éducation en tant que valeur prioritaire, fondement du nous ou en tant que système?

Le système m’apparaît désormais comme une entité-point de fuite- qui nous permet de justifier notre déresponsabilisation et inaction collective face à une valeur qui nous appartient et nous définit.

Alors que nous tendons vers la performance, que l’éducation réclame un ralentissement, des câlins et beaucoup d’investissements, que nos institutions moisissent et qu’elles témoignent de notre désintérêt (de nous même, de la suite?), rêver, proposer et agir devient d’autant plus nécessaire.

L’éducation devrait-elle subordonner ou inspirer? Que faire des atypies, qui deviennent, de plus en plus, la norme?
Ne devrions-nous pas éviter de reprendre systématiquement le modèle parce qu’il a fait ses preuves une fois. Sans nier les bénéfices de l’expérience et la valeur de certains éléments des structures en place, acceptons l’inconfort et le chaos que génèrent l’essai et la nouveauté. Osons la collaboration, la vulnérabilité et l’incertitude.

Sur le fil, l’équilibre se négocie à chaque respiration, chaque pas, et on est une gang en suspend…
«Durer, n’est plus suffisant…»

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