L’invisible philanthrope, un géant chez les Hommes

Petit récit invisible, doux parmi les hommes :
Au metro Jarry durant la La guignolée des médias, un homme en situation d’itinérance s’avance vers l’une de nos bénévoles et lui tend son orange et un 0.25$ qu’il venait de recevoir en disant, « pour moué c’est important de partager ce que j’ai ! »

Monsieur, votre générosité sincère nous bouleverse mon équipe de la Société Saint Vincent de Paul et moi. Humble et brut. Sans témoin ni suite. Une main tendue vers l’autre dans l’espoir sincère de faire une différence à hauteur d’homme, que dis-je: de géant!

Pour moi, touttte ma job en philanthropie prend icitte son sens. 😭

#Ensemble
#TousPhilanthropes y’a pas de petits dons et on peut TOUS faire une différence
❤💚

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L’INCLUSION: L’AFFAIRE DE TOUS!

Walmart coupe son programme d’intégration au travail pour les personnes handicapées ou autistes (et dans une tentative désespérée de R.P se perd en subtiles et oh combien inspirantes nuances sémantiques…)

Ils étaient déjà loin dans mon estime et nullement dans mes habitudes de consommation.
Désormais, j’ai mon tshirt FUCK WALMART.

Toutefois, je nous invite à prendre conscience de ce que leur geste odieux provoque comme constat: Les personnes en situations de handicap n’ont pas de place! Pas de choix et de bien piètres conditions de rémunération et de vie. 

Certes, couper un programme d’intégration dans une multi mérite l’indignation.

Mais je nous pose tout de même cette question:

Où sont les employeurs et entreprises locales pour les personnes autistes ou handicapées?

Pourquoi dépendons-nous d’une grrrrosse chaîne americaine?

Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’offrir des postes, des opportunités diversifiés dans tous les milieux, à ces humains lumineux qui apportent autant qu’ils ne reçoivent?

L’inclusion c’est l’affaire de tous! PME comme les multinationales! Et pour faire de la business ici, ça devrait être un must!

Utilisons cette situation pour prendre conscience de nos failles, de la précarité dans laquelle les personnes en situation de handicap se trouvent et surtout pour améliorer nos pratiques!

Et j’invite les organismes, les commissions scolaires, les entreprises petites et dodues à devenir eux-même vecteurs de changement!

À très court terme: Que pouvez vous faire pour favoriser l’inclusion dans votre organisation?

Et en vrac, je me permets, parce que je suis une machine à utopies, de rêver ça,

1) sortons walmarde du Qc
2) créons des alternatives et opportunités inclusives p.a.r.t.o.u.t (en pub, fleuristerie, en festival, gaming, industriel, commercial, cinéma, service, construction etc)
3) Appuyons-nous sur des initiatives positives et inspirantes pour réussir l’inclusion
4) Permettons à ces personnes de contribuer dans la société, société qui est aussi la leur, qui est la nôtre, à TOUS et à TOUTES.
Finalement, pour des idées comment faire et des ressources d’organismes pour devenir une entreprise inclusive contactez Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion, Action Main d’Oeuvre, Destination Emploi!

Support_Neurodiversity_by_AspieAuty

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LES PASSIONS COMME MOTEUR D’APPRENTISSAGES

29060976_10156104486963830_2282375047584175025_o1.jpgFils I a un rêve : organiser une grande fête dans le gym de son école.

Depuis 2016, la réponse était non ou enfin c’est compliqué.
Ainsi, l’an passé, grâce au très généreux et talentueux DJ Frank, les profs des classes d’enfants autistes et quelques magnifiques alliées bénévoles, j’ai, avec mon fils, organisé une fête sensorielle dans sa classe.

Or, cette année, la directrice et l’OPP ont accepté de relever le défi et d’organiser la fête avec nous!

En avril, à l’école SF, aura donc lieu la grande fête en bleue pour célébrer la neurodiversité. Ouiiiiooouh!

Mon oiseau, enthousiaste et joyeux a fait preuve de beaucoup de persévérance et ne porte plus à terre! 

En restant attentif, on se rend vite compte que cette joie, qui peut s’apparenter à une obsession qu’on voudrait faire taire si on lui donne une biais négatif, est absolument porteuse!

En effet, mon frisé n’a jamais été, jusqu’à récemment, motivé à écrire et apprendre les sons est ardu.

Toutefois, en décembre dernier, alors qu’il insistait pour organiser un bal, j’ai utilisé cette fixation pour l’encourager à écrire avec le IPAD et compter. Chaque jour de décembre, il demandait à écrire.

Ainsi, lorsque j’ai eu la confirmation de la Fête en Bleu de SF, je lui ai partagé ma joie et ma fierté de voir son idée se réaliser. Il a alors déversé une myriade de questions en battant des ailes. Plutôt que de l’empêcher de le faire chaque fois qu’il le sent, c’est-à-dire environ 9 fois par jour, je lui ai suggéré des moments pour parler de la fête et lui ai proposé d’écrire avec lui toutes ses idées.

Eh ben! Qui sera surpris de lire que quand ça part du coeur et fait du sens, ça motive les troupes?

Cette grande fête en bleu est une immense motivation pour lui! Désormais, chaque matin et chaque soir, il me demande d’écrire et d’épeler des mots! En plus de le motiver à réaliser un défi majeur, ça canalise toute son excitation et satisfait son désir de parler de cet événement tant attendu!

Un jour on se regardera au passé, jugeant de la structure de pensée autistique, et on se dira, sti, m’semble que c’est juste logique: Les passions sont moteur d’apprentissages!

Ps. À ceux qui doutent des bénéfices de l’inclusion, vous trouverez sûrement votre mois d’avril plus terne que tous les enfants des écoles qui célèbrent la différence.

 

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Maman

Il n’y a pas de moments plus fébriles, intenses, douloureux, affolants, mémorables, joyeux, euphoriques, et confus que celui où tu donnes la vie…

Un amalgame de feeling paradoxaux qui te prend le corps et te soumet…

Sauf Peut-être …

Les 579 987 autres moments passés avec ces magnifiques recrues..

Ces moments nouveaux quand tu as le bébé fragile, l’amour maladroit, l’oeil creux et le toupet ébouriffé, à essayer d’allaiter un goulu hurleur,

Ces moments passés à éduquer, une petite brute à la face parfaite, que les jokes-de-pet-c’est-juste-à-la-maison, à rattraper le p’tit qui s’élance dans l’escalier face première, à grandir aussi avec eux à chaque centimètre qu’ils ajoutent, à te lever cinq fois la nuit pour remettre un suce ou servir de doudou, pleurer d’inquiétude sur un souffle court, des boutons douteux, des services manquants.

Ces moments semi-louches à réécouter des épisodes du Village de Nathalie en cueillant les coeurs de pommes fossilisés, cachés derrière le fauteuil rempli de miettes ou à répondre à des questions:  »Comment on fait les bébés? Pourquoi mon frère est autiste? » en roulant des boulettes qui brûleront…

À courir des spécialistes comme on court derrière le premier tour de petit vélo instable, à applaudir les chansons en  »anglais » ou à couiner de fierté sur les premiers mots partagés au souper par ton frisé non verbal, à afficher des peintures abstraites colorées pour cacher ces oeuvres spontanées créées au bic ou au vernis rose su’l mur blanc de la cuisine,

À faire des crêpes en forme-de-forme et de la musique de café pour faire sourire un matin gris ou faire oublier une scratche sur la joue, à inventer des parcours de urbain jumping et à soulever des vraies montagnes imaginaires, Et tous ces moments, les fesses suspendues dans le vide, étendue dans le petit lit, à lire les mêmes histoires à un curieux émerveillé jusqu’à 21h.. qui s’endort au milieu d’une phrase en retenant ton corps tordu de son petit bras doux.

Il n’y a pas de moments plus fébriles, intenses, douloureux, affolants, mémorables, joyeux, étranges, heureux, confus et paradoxaux que celui où tu donnes, chéris, construis, confrontes, aimes, apprends, apprivoises, vis la vie avec ces humains vibrants, immenses et all in…

Créer des enfants c’est aimer à trembler, aimer à pardonner cent fois, aimer à s’oublier, aimer dans le chaos, à faire taire son ego et à inventer des possibles, aimer à apprivoiser la haine…le plus joli comme le plus sombre de soi et des autres…

À  toutes les mamans qui assurent en isti…

À celles qui assurent seules.

A toutes ces mamans qui se séparent de leurs utopies la moitié du temps…qui regardent les petits lits vides laissés en bataille le vendredi en serrant les p’tits pyj mous qui sentent le sucre…

À toutes celles qui n’auront p’tête pas de gratitude avant vingt ans ;),
À toi, belle amie qui refuse des répits pour aimer ton enfant handicapée de proche, un maximum de jour de sa vie,
À toi qui te tient drette quand les mousses partent récolter des câlins dans leur autre maison, quand ton ado te bullshit en te lâchant un rapide salut qui sent l’alcool, toi qui pense avoir un déficit d’attention à ramasser trop de bébelles jaunes…
À toi qui PILIER. ARBRE et MONTAGNE.

À toutes les mamans qui entrent sur la pointe des pieds la nuit pour un dernier bisou au cas où et pour la route, à toutes celles qui scrapent des sandwich pour en faire des coeurs en février, qui font des gâteaux laids ou des cupcake parfaits pour faire sourire une marmaille-fougue, à toutes celles qui embrassent les failles, les crises, les bobos avec une douceur qui n’existe que pour eux…

À ma maman qui me tient encore si souvent.
Qui aime mes fils comme eux aiment le chocolat!
Qui, au début de mon rôle de mère, me complexait tant je me disais que je ne ferais jamais aussi bien qu’elle…
À ma maman qui m’aime avec mes traits croches, mes élans imprévisibles, mes phrases sans ponctuation, ma lumière et toutes ces colères que je transforme en projets dans lesquels elle s’implique…
À maman, qui m’écoute, m’encourage, souffle sur mes blessures, qui me flatte encore les cheveux, ,m’invente des fêtes et des talents.

xx
Merci

À toi,
À nous
xx

 

 

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Lettre au poursuivant: Campagne siphon et autres absurdités!

Au Directeur général des élections du Québec,

 

Monsieur, madame et à tous vos alliéEs administratifs et légaux,

 

En 2014, j’apprenais à être mono-mère de mes deux fougueux et à faire de la politique.

 

Motivée à transformer le feu qui m’habite en inspiration et en énergie constructive, j’ai alors saisi une perche qu’on m’a tendue et je me suis impliquée bénévolement dans la campagne politique scolaire de Priorité École en me présentant comme candidate au poste de commissaire.

 

La campagne a duré 3 mois… un peu plus.

 

Par conviction que l’éducation est une valeur dans laquelle nous devons tous investir, j’ai, avec des dizaines de citoyens inspirants de tout acabit (toutes équipes et fonctions confondues!), donné de mon temps, de mon argent.

 

Soutenue par mes amiEs formidables-et-tout-aussi-bénévoles que moi, j’ai fait du porte-à-porte avec mes deux enfants dans une charrette, j’ai débattu dans des assemblées de 40 citoyens en payant pour faire garder mes enfants ou en courant après ceux-ci entre deux jasettes et une sandwich pas de croûtes.

 

J’ai rêvé mieux pour nos petites utopies avec tout un tas de parents engagés. On a levé péniblement 1000$ de fonds pour ma campagne et on a appris à organiser « un non-parti politique ».

 

Puis est venu le temps de la paperasse.

Évoluant avec une attention à intensité variable et étant dans une période de chaos dans ma vie personnelle, cette partie du travail s’est avérée être, pour ma part, un casse-tête de taille.

 

Grâce à l’aide de mes collègues, on a bouclé les rapports, les dettes, les papiers et les reçus.

 

Dans un mélange de fierté, de confusion et d’écoeurantite…j’ai fermé le tout, au mieux de mes compétences, dans les mois qui ont suivi…

 

Puis, on m’a demandé les reçus.

J’ai envoyé les copies de reçus.

On m’a redemandé les reçus. J’ai envoyé les originaux.

 

Puis on m’a redemandé un rapport.

Avec Jocelyne Cyr, qui était à la tête de notre non-parti, nous avons envoyé un rapport.

 

Jocelyne et moi avons rencontré M. Caty à plus d’une reprises. J’ai parlé à M. Ringuette au moins 3 fois au téléphone.

 

Puis j’ai imprimé des copies des relevés de transactions.

Puis, j’ai envoyé tout ce que j’avais par courriel et courrier.

On m’a assuré que tout était en ordre.

Puis j’ai reçu une nouvelle demande pour un rapport additionnel.

Je n’avais plus aucun papier. Je n’avais aucune idée de ce que l’on me demandait de plus!

 

En janvier 2017, j’ai reçu un constat d’infraction pour omission de produire un rapport additionnel. OMISSION FUCK! REALLY? Et finalement, on me dit, oui oui, il est produit, mais en retard de 10 jours…Vous devez 681$

 

Les équipes scolaires ne sont pas considérées comme des partis politiques. Ils ne bénéficient d’aucun des avantages liés à l’existence des partis, mais de tous les inconvénients.

Ainsi, on agit administrativement comme si nous en étions. Comme si nous avions des milliers de dollars en jeu et une équipe en charge de la production de nos rapports. Or, ce n’est pas le cas!!!

 

Nous sommes des individus bénévoles, sans structure reconnue et pataugeant dans les dédales administratifs avec la plus grande volonté du monde et assurément un brin de maladresse!

 

Nos libéraux amassent des fonds douteux par centaines de milliers de dollars; nous, beaux téméraires-peu-glamour et bénévoles, on lève 10k à 12 parents-citoyens motivés à s’impliquer pour défendre les services publics et nos écoles, et on gère du collatéral des années durant…

 

Jusqu’à la semaine dernière, j’espérais trouver ce qu’il faut d’arguments factuels pour minimalement pouvoir répondre aux questions qui me seraient posées en cour et ainsi pouvoir partager un plaidoyer pour le bon sens.

 

Or, je n’ai trouvé que ma mémoire floue et ma bonne foi. La bonne foi n’étant pas suffisante pour contrer un argumentaire administratif qui affirme, avec véhémence et témoins, que les réclamations demeurent, à ce jour, non satisfaites et que j’ai, preuves à l’appui, produit le rapport 10 jours en retard.

 

Il est toujours possible d’agir en tant qu’humain. Avec nuances et discernement ou encore comme des machines. Soumis aux incohérences d’une loi écrite pourtant par l’homme…

 

Le lundi 24, je devais être avec vous, en cours. Or j’ai choisi, après maintes réflexions, parmi tous les combats que je mène et mes défis quotidiens, d’abandonner celui-là et de rester pour gérer la routine du matin avec mes magnifiques recrues. Ben oui! J’abandonne! Sti!

 

Chers fonctionnaires, vous gagnez le jack pot: 681$! Ça fera surement une grande différence dans les fonds publics…Vous investirez ça où? Puis-je dédier mon don?

 

Ainsi, je continuerai d’investir de l’énergie pour soutenir l’inclusion sociale de mon fils autiste, pour la reconnaissance positive de la neurodiversité et de la valeur de la contribution des personnes t.s.a., pour le maintien des fondements constituant le projet pédagogique de l’école alternative que fréquente mon plus jeune, pour la valorisation du système public d’éducation et pour un investissement massif en éducation, pour une meilleure formation des maîtres, je continuerai.

 

Mais, là tusuite, j’abandonne ce combat contre les absurdités administratives de la commission scolaire et du DGEQ. Fuck off.

 

Comment écoeurer les citoyens de l’engagement public et politique?

Do this!

En plus du marasme ambiant, on a assurément bien besoin de siphonner les derniers audacieux qui osent faire du bénévolat au scolaire.

 

Ma campagne a permis d’amasser et a coûté en tout 1000$ et surtout beaucoup de mon temps. J’ai donné tout ce que j’avais et aujourd’hui, on me réclame encore!

 

Pour éviter que mon prochain mois ne soit précaire et afin de ne pas devoir choisir entre cette dette absurde, vile et inutile socialement et le fait de payer mon loyer, voici 20 chèques post-datés au montant de 34$. En espérant qu’ils sauront satisfaire l’appétit de notre administration publique.
ensevelie sous la paperasse

Annick Daigneault,
Citoyenne sensible, maladroite, engagée et écoeurée

 

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Acouphène

Parfois, on s’assoit là, le regard tourné vers le dedans.
La moue pas socialement acceptable.

Critique.

Grise comme l’hiver qui pleure du verglas sur nos -22.

Pendant un moment, un matin, on cumule, plus enthousiaste du tout.

Le corps trop petit pour contenir toute l’énergie.
Le coeur avec une acouphène,
Le contact entre les possibles, le rêve et l’état actuel des choses fragilisé par l’absence, les injustices, par la haine, par le bruit, le faux, le vil gratis.

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Une campagne siphon

En 2014, j’apprenais à être mono-mère et à faire de la politique.

Motivée à transformer le feu qui me squatt en inspiration et en énergie constructive, j’ai alors saisi une perche qu’on m’a tendue à 3 reprises et je me suis impliquée bénévolement dans la campagne politique scolaire de Priorité École en me  présentant comme candidate au poste de commissaire.

Par convictions que l’éducation est une valeur dans laquelle nous devons tous investir, j’ai, avec des dizaines de citoyens inspirants, donné de mon temps, de mon argent.

Soutenue par mes amiEs formidables- et-tout-aussi-bénévoles, j’ai fait du porte à porte avec mes deux enfants dans une charrette, j’ai débattu, rêvé mieux pour nos enfants avec tout un tas de parents engagés, sur le terrain, au sein de notre équipe et des autres, on a levé des fonds, appris à faire une campagne et monter « un parti » et j’ai rencontré des citoyens qui donnent espoir.

Puis est venu le temps de la paperasse.

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PIZZA & CONSENTEMENT

Au retour d’une fête faste et bubbly, je rentre au bercail, éméchée joliement et affamée.
En traversant l’un des très peu respectés passages piétonniers de la rue St-Laurent, je vois dans mon angle mou, l’une de nos nombreuses institutions de pizza à croûte cheap.
J’analyse mes options de foie gras dans des choux de Bruxelles ou de poutine livrée chaude.
Nulles

Je fonce donc sur la pizzéria, déterminée à me gaver comme un nourrisson sur sa première têtée.
Un troupeau de mecs occupe le lobby crasse, (ils squattent la fucking porte).
D’autres types épars gisent le long du mur en louchant.
J’ai la sensation de pénétrer un club privé version glauque…

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La famille oiseau

Lorsque nous mangeons le soir, fils I se concentre sur ce qui se trame à l’intérieur.

Entre deux bouchées trop grosses et un souvenir, il fixe le plafond en battant des bras pour classer les infos et les stimulis de sa journée.

Fils II et moi respectons son silence (…en parlant beaucoup beaucoup…ce qui limite la prise de parole des plus tranquilles, j’en conviens…)

Orrr, il y a peu…fils I a parlé en soupant. 😮
Beaucoup. Il a partagé des détails de sa journée. Des sensations.

Fidèle au poste, la face dans la sauce, j’ai braillé sans prévenir.
Il m’a souri et il a pleuré aussi.
Puis on a trié les excès en battant des bras…

On ne sait jamais les cadeaux qu’on reçoit quand on enfante.

Quand les caractéristiques de notre marmaille confrontent la norme, on a le choix en toutes situations de les voir crochus et de s’acharner pour les retordre à contre sens ou de nourrir leur unicité, d’ouvrir et…pourquoi pas de battre des bras pour célébrer les détails..

#BirdFamily
#ILoveSomeoneWithAutism

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Savoir accueillir…

Dans la nuit du 17 juillet, un grand jeune homme mince, furtif et délicat est entré chez moi par effraction. (encore!)

No VIP pass. No invitation. No password! No nada.

Les chambres de mes petites utopies étaient vidées de leur contenu, entreposé dans la mienne pour cause de « peinture rose-fraiche et peinture turquoise-rafraîchie ».

Mon matelas était donc posé à l’étage pour la semaine de rénovation infantile. Parmi l’amas de touttt ce qui débordait, je somnolais comme un bébé allaité quand, vers 03h30, on entra dans mon salon (en fait, l’intrus a presque posé un pied sur le jarret de mon monsieur tant le matelas fusionnait avec la porte!).

Heureusement pour bibi, notre présence a compromis son enthousiasme et il est passé par dessus le mur de béton dans une enjambée olympique; le temps que mon coeur fasse un peu d’arythmie, assez pour me booster d’adrénaline pour les semaines à venir. 

Ainsi, depuis plus d’une semaine, malgré le fait que je sache rationnellement que ce n’est pas plus dangereux maintenant qu’il y a un mois, je dors avec un oeil ouvert. Je veille comme une maman ours, barreaux aux fenêtres, batte de baseball et cell à la main.
Prête à fesser comme une furie sur quelconque aléatoire intrusif.

Quand la ligne imaginaire de notre sécurité est transgressée, on a l’instinct furex et le territoire irritable. Faut donc pas chercher le trouble…

Hier, donc, soit 10 jours plus tard, je m’endormais tardivement, quand vers 01h15, j’entends la «pile de bruits», que j’ai placée devant ma porte d’entrée, faire une translation grinçante sur la céramique…

En termes clairs: «Ciboire! Quelqu’un ouvre ma fucking porte!»

Myope. Prompte. Maternelle. En apnée ET affolée, je bondis sur mon kit de wanna be walkirie d’Hochelag et monte mon escalier vers la source du bruit deux marches à la fois en hurlant aouiiiioooooh! Prête à je ne sais pas quoi comme kata louche…

Après une série de cris s’apparentant à une ambulance, l’intrus dit, avec un accent plutôt sexy, une voix rassurante et les mains en l’air: « Annick! Mais Annick! »

Je lui lance mon cell (zéro menaçant!) et me jette dessus.

Monsieur!?
Mon monsieur!!

Mon monsieur était débarqué en surprise! Sans préavis.

J’ai donc perdu 2lbs de stress, testé mes réflexes primitifs et confirmé qu’en cas de face à face avec un loup, ce n’est pas mon Boudha-intérieur qui prend le contrôle…

Ainsi, ce matin, fils II m’a demandé avec un air troublé: pourquoi j’avais crié comme une ambulance durant la nuit et si j’avais assommé un voleur…

Question d’arriver à dormir et pour éviter que mon monsieur ou une amie qui a les clés se retrouvent la face en sang, je pose une alarme et reprends la méditation…

Toutefois, si vous croisez le furtif du village, suggérez-lui gentiment qu’il cogne avant d’entrer chez nous et qu’il amène de la bière…pas sûre qu’il veut rencontrer mon personnage nocturne de mère affolée…

#HotMess
#DorsBBMomanVeille

namasté caliss

Cette oeuvre hilarante est créée par l’artiste:  Ana Roy

 

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