Archives de Catégorie: Réflexion

L’AUTISME, SOUS UN ANGLE DIFFÉRENT…

ENTREVUE SALUT BONJOUR

Afin de démystifier l’autisme, lui rendre l’humanité de son visage et la sortir des stéréotypes, une exposition à grand déploiement est réalisée par le talentueux et sensible Jacques Nadeau, photojournaliste au Devoir.

En collaboration avec Qc Sciences et divers partenaires, une trentaine de photos seront projetées dans toutes les stations du métro de Mtl et se promèneront ensuite à travers le Qc.

Le 2 avril, journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, Jacques et moi avons eu la joie d’être reçus par Gino Chouinard à Salut Bonjour pour parler neurodiversité!

«Différent, ça ne veut pas dire moins bon, ça veut dire pas pareil…»

Cliquez ici pour voir l’ENTREVUE

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Êtes-vous surprise Mme Daigneault ?

« Vous n’êtes pas sans savoir que Phylip a été arrêté ce matin… »

Un fait divers. (Lire ici)

« Puisque votre organisation y a été liée, nous aimerions… »

Une journaliste. 300 caractères. Un numéro pour la joindre et l’accroche… L’âme qui laisse les mots se déverser et les regarde prendre position. Insidieux.

Rupture avec le matin doux, blottie contre mes deux futurs candides.
Pas encore caféinée, je lis la nouvelle en grommelant. En jurant. Je tremble en lançant mon trop intelligent téléphone sur la couette molle. (Je m’étais promis de ne plus rien lire avant de me lever. Comme plusieurs promesses que je me suis faites. Celle-ci m’échappe. Visiblement)
Plus tard. Je frapperai des objets.

« Êtes-vous surprise? »

Haha!

fissures

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Chancelants et magnifiques

J’ai pleuré. Encore.
Par petites secousses, en tremblant depuis le milieu.
J’ai souri aussi. Inspirée.

Parce que la vie n’est pas jusss rentable.
Elle est belle aussi; dans toute la splendeur de ses failles et absurdités, dans la lenteur d’un apprentissage et la détermination d’un petit pas chancelant sur un chemin sans tracé…

Nous ensemble, c’est un nous plus grand.

Mobilisés. Convaincus. Inclusifs.

Ce texte. Cette rencontre. Ceci est magnifique.
TEXTE de Patrick Lagacé.

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Du souffle dans la côte OU se bouger pour botter le cynisme

Mon premier débat:

Ce soir a lieu mon premier débat en terre politique.

La politique scolaire est, à mes yeux, un levier supplémentaire, un outil parmi plusieurs, me permettant de contribuer aux changements que je veux voir poindre, une suite naturelle de mon engagement de maman et citoyenne militante.

Idéalement, j’aurais eu le temps, un à un, s’il le faut, d’échanger avec vous et de vous convaincre de la valeur de la démocratie scolaire, du travail des commissions scolaire et surtout de l’importance qu’on se bouge tous ensemble pour notre système public d’éducation. (Encore plus dans le contexte politique actuel et le mépris considérable qu’on reçoit du gouvernement et des caquistes qui se pètent les bretelles de boycotter! Bel exemple venant d’un élu. Vous savez, quelqu’un dont le mandat, le travail est justifié par l’acte démocratique! Anarchie mon beau François! Anarchie!)

Mais jeeeeez! Ma campagne est un marathon de 30 jours et et je vois flou tellement ça bouge vite ;)).

Je vous écris donc, en masse et en large, la face et le verbe remplis de mon optimisme habituel, en espérant que le pigeon atteigne la cible, qu’il vous titille et vous incite.

À quoi? Poser des questions, vous déplacer ce soir au débat, lire, m’écrire et surtout à noliser des bus pour aller voter le 2 Novembre.

Oui, je suis avec Priorité Écoles. Un petit nouveau qui donne du souffle dans les eaux stagnantes à la CSDM. Mais, au delà des allégeances, il y a le geste et sa valeur. Votre vote, peu importe à qui vous l’offrez, c’est un cadeau qu’on se fait!

Équipe Priorité Écoles

Pour reprendre les paroles de mon collègue Jean-Pierre Lord, candidat dans Rosemont:

« Le faible taux de participation aux élections scolaires ne prouve qu’une chose : la profonde méconnaissance de notre système…

Le cynisme ambiant ne fait qu’encourager la décadence. Le cynisme est utile au débat public quand il permet d’éclairer la conscience de l’autre. Actuellement, il justifie de sabrer tout à la va-vite sans consulter personne…
À Priorité ÉCOLES, nous sommes prêts à discuter avec ouverture aux propositions du gouvernement. Mais pour y parvenir, nous devons être à l’écoute des acteurs du milieu.

Devrait-on rappeler au ministre qu’il a été élu avec 29% des voix? Je suis d’avis qu’il faut écouter ceux qui se prononcent. Les absents auront toujours tort. Il est plus judicieux que les commissaires soient élus sur la base de l’opinion de ceux qui s’y intéressent au premier chef.

À ce compte, toute personne qui vote le 2 novembre mérite qu’on défende leur voix!

L’avenir de nos enfants, c’est maintenant. Le ‪#‎2novembre‬, votons! »

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POLITIQUEMENT SEXY

Mes couilles et moi avons décidé qu’on avait ce qu’il fallait pour rocker mon agenda de mono-maman-entrepreneur en passant de citoyenne-politico-poétique à un engagement réel dans la vie politique.


Les mains dans la bouette et la face sur une pancarte, je me lance.

Malgré les questionnements fort légitimes sur nos commissions scolaires et les fonctions qui y sont reliées, malgré la trouille qui me chicotte le bas du ventre (en fait c’est même principalement pour ça que je me lance), dans les deux prochains mois, je réaliserai ma première campagne électorale en me présentant au front comme commissaire scolaire dans Centre Sud.

ma face et le pad dge 2014 noir et blan


Politiquement sexy.

J’ai choisi de me présenter évidemment parce que c’est glamour et payant!
Parce que la commission scolaire est une institution estimée par les citoyens et le gouvernement.
Parce que le système d’éducation va bien & que la démocratie scolaire est TOP SHAPE. (7% de votes, c’est assez pour se péter les bretelles sur un mandat et prendre des décisions obscures en caucus fermé)

Je le fais aussi parce que le taux de réussite de nos enfants est élevé.
Que les profs ont tout ce qui leur faut dès le début de l’année scolaire.
Qu’on est assez responsables et intéressés collectivement à ce qui se passe dans nos écoles (les assemblées générales débordent d’enthousiastes)
Que notre ministre de l’éducation croit profondément au système public d’éducation
Et qu’on investit suffisamment dans le potentiel des enfants au cheminement atypique…

Je le fais parce que c’est politiquement et socialement sooo sexy! (Rrrreaally? o_O)


Sincèrement, j’alterne entre enthousiasme et excema sur l’oesophage.

Et malgré (tout) ça.
Je choisis de m’impliquer.
Sans cynisme (mine de rien) ni aspirations héroïques.

J’avance dans le processus avec un mélange d’arrogance et d’humilité.

Je le fais dans l’espoir de mettre mes forces en communications, intervention et réseautage au service des citoyens, des écoles. Je me lance en souhaitant contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des écoles en favorisant la collaboration entre les différents acteurs locaux.


Vous voterez peut-être!

Je sais que vous, vous et vous aussi sûrement, n’avez encore jamais voté aux élections scolaires.

Avant cette année, je m’en fichais pas mal en fait et l’effort fourni pour m’informer et encourager ma participation n’était pas très virulent…

Les moyens sont limités au scolaire et on ne sait que trop peu que TOUS les citoyens d’un arrondissement peuvent aller voter. Mine de rien, directement ou indirectement, nous payons tous les taxes scolaires qui servent à soutenir cette administration. En votant, on oriente l’action et on démontre que ce qui se trame dans nos écoles, on y veille et s’y intéresse.

Sincèrement, j’ai pas mal de croûtes à manger et j’ai faim 😉
Et je serai ravie si je suis obligée de répondre à vos questions. Il me fera plaisir que mes idées soient confrontées de manière intelligente et constructive (on peut rêver!). Travailler en politique c’est, à mon sens, avoir une vision pour sa communauté tout en acceptant de la confronter à celles des autres et surtout de travailler avec les gens.

Je ne m’implique pas pour le pouvoir (parce qu’un commissaire en a pas tant que ça tout seul!)
Je m’implique dans la foulée de mon engagement dans le milieu de l’éducation (Mon fils, Sur le Fil et Manifeste) un peu par la force des choses…parce que je crois sincèrement qu’ensemble on peut remuer assez pour faire émerger le meilleur et surtout parce que je sais que c’est nécessaire.


Le 2 novembre, cette année, vous ferez peut-être différemment…

Maël debout dans le soleil


P.S

Si jamais vous avez envie de m’offrir câlins, gardiennage, bouteille de vin, massothérapie ou adjointe administrative. Je n’émets pas de reçu (sauf pour des dons à mon engagement politique 😉 , mais je peux vous frencher avec beaucoup de gratitude…

(Je le concède cette fin de pitch est douteuse, mais oh! Combien attachante! Hum?)

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Laisser entrer le vent…

Magnifique. Magnifique. Magnifique.
J’ai couiné.

La déception ou le deuil, face au diagnostique ou à la différence de son enfant, vient beaucoup de ce que l’on a osé rêver sans lui, pour lui. En amont de sa naissance, et tous les jours qui nous lient à son p’tit soleil, on lui fait un tracé lumineux, sur un sentier qu’on présume idéal.

Avec ce que l’on porte d’histoires, d’espoirs et d’échecs depuis notre propre genèse, on souhaite secrètement, ou de manière plus exubérante pour certains, qu’il torche l’espèce au gran’ complet et que sa vie soit douce. Sans heurt, ni fracas.

Parfois, les enfants auxquels on offre le souffle ont une autre proposition.

Ils débarquent dans nos vies avec leurs petites valises. Ils sont, font, rêvent, affirment, confrontent, perturbent. Ils troublent le «pedigree» de l’espèce et viennent foutre une baffe à l’égo humain.

On a alors le choix de nos réactions : la déception, la résignation, la colère, le refus.

Ou laisser entrer le vent. Assumer de vivre pour toujours avec l’incertitude…et d’aimer as is.

On apprend alors à aimer sans se projeter et malgré nous la magie fait sa job de paillettes. On évolue, les pattes au présent, le vulnérable affirmé et découvre une route que seul ce petit improbable sait tracer.

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En miettes su’l trottoir…

Hier, j’ai croisé une femme, échevelée, en larmes…Ses miettes étaient ramassées près d’un parco qui attirait l’attention plus que sa douleur.

J’étais au téléphone. Je l’ai regardée en me sentant impuissante et j’ai passé ma route. Puis, 11 pas plus tard. J’ai vibré.

«Il ne suffit que d’une personne»

J’ai éteint mon cell.
J’ai rebroussé trottine et je me suis posée à coté d’elle sur l’asphalte humide, dans sa brume de bière cheap et son chaos de verbes…

Il a plu pas mal hier. Elle n’allait pas bien du tout.

En m’arrêtant, je n’ai rien changé dans la vie de cette fille. Elle ne voulait pas de mon aide éphémère ni de mes questions…je n’étais pas significative.

Elle est restée assise. Elle a sûrement beaucoup pleuré encore après mon départ et ma piasse n’a pas fait sa soirée…

Pendant 11 minutes nous nous sommes rappelées que nous étions humaines et que sa peine était entendue.

Je n’écris pas ceci pour culpabiliser l’inaction ni pour offrir de la visibilité à mon empathie…mon empathie se fout d’avoir un public. S’arrêter n’a rien d’héroïque. J’écris ce fragment de vie montréalaise banale parce que je nous sais souvent, devant la peine ou la violence, au fond du cœur trop volontaires et dans nos gestes trop immobiles. Nos interventions ont le droit d’être humbles, d’être discrètes ou maladroites…mais elles doivent, selon moi, être.

Des larmes aussi intenses ne devraient pas être vécues dans l’indifférence générale, peu importe la source.

J’avoue aussi que je sème ce que j’aimerais récolter; Si je me trouve par terre un jour, grise et mouillée, brisée et vulnérable à m’essuyer le désespoir près de vos chaussures à deux cent piasses: j’espère un peu, juste un tout petit peu, qu’une personne s’arrêtera pour ne rien dire, humblement, en acceptant qu’elle ne changera pas le cours de mon récit, simplement pour m’offrir sa compassion.

Peu importe les mauvais choix, les maladresses, les hasards louches…j’espère que je croiserai alors la personne qui éteindra son cell en s’asseyant dans un souvenir de pluie pour me rappeler que même pas chic et un peu crasse, j’existe encore.

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ENTREVUE LA PRESSE

À la suite de la publication du Manifeste pour une Éducation Inclusive & Cohérente, co-signé initialement par 13 personnes, professionnels, parents, chercheurs, artistes et autistes, Christian Merciari, journaliste éditorial à La Presse m’a reçue en entrevue, le 10 avril dernier.

L’entrevue permet de faire un survol de certaines observations et  idées qui ont menées à cette première mobilisation, à laquelle vous pouvez contribuer en signant le Manifeste. Cette démarche vise à sensibiliser, entre autre la population à la réalité vécue dans les écoles, à valider le potentiel de nos volontés et à encourager ultimement des changements à la source.

À ce jour, nos actions ont permis d’ouvrir le dialogue avec deux comissions scolaires et les milieux syndicaux. Le chemin est long, le système est dense, mais nous percevons une ouverture.

Un pas à la fois…

La Presse, 10 avril 2014

Cliquez sur l’image pour visionner la vidéo de l’entrevue 
SIGNEZ LE MANIFESTE

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Manifeste I :: Solutions

Voici les pistes de solutions que nous proposons afin de favoriser une inclusion harmonieuse pour les enfants aux besoins particuliers.

 

Premièrement:

En 2015, la convention collective du personnel de soutien sera négociée à nouveau et, bien qu’ils soit possible d’assouplir les mesure localement comme la CSPI l’a fait notamment, certaines clauses se jouent à l’échelle nationale. Il prime d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire.

Nous voulons que la clause qui génère le mouvement de personnel en cours d’année (contrat en surcroît) soit abolie et que les services offerts, ainsi que les intentions syndicales agissent afin de favoriser la stabilité et l’émancipation des enfants.

Lorsque la qualité de la relation, les désirs des partenaires (intervenant, enfant, parents) et les circonstances le permettent, nous voulons que la continuité des services soit privilégiée d’une année scolaire à l’autre

Nous souhaitons que les directions aient leur mot à dire sur l’embauche du personnel de soutien afin d’assurer une cohésion avec le milieu et la famille.


Deuxièmement:

La formation doit être bonifiée au niveau universitaire. Les notions d’adaptation scolaire et d’inclusion doivent devenir partie prenante du bacc.

Il est primordial que la formation continue investisse d’avantage d’efforts au niveau des besoins des enfants au cheminement particulier et que les écoles soient soutenues afin de créer des communautés apprenantes avec un support réel une approche globale. Nous voulons que les milieux scolaires développent des ententes de services avec des établissement d’enseignement universitaires et/ou des organismes de formation afin d’assurer la formation continue de son personnel enseignant, professionnel et de soutien.

Nous voulons que les élèves ayant un TSA soient accompagnés par des intervenants ayant une bonne compréhension de l’autisme. Nous souhaitons concernant ces élèves que les qualifications en autisme priment sur l’ancienneté lors du processus d’affectation ou que les intervenants en postes reçoivent rapidement une formation continue pertinente.


Troisièmement :

Nous devons investir collectivement dans notre système d’éducation. D’une part les budgets doivent être bonifiés pour les services adaptés et nous devons réduire la pression sur les ratios dans les classes et les écoles. Nous devons favoriser une plus grande collaboration avec les organismes locaux et divers palliers de partenaires afin de diversifier les sources de financement et les services aux enfants.

Bien que peu de partis en eurent fait un enjeu prioritaire, l’éducation et la mise en branle d’un plan concret d’actions en faveur de l’inclusion, en cohérence avec le vécu réel des communautés scolaires, sont une nécessité.


Finalement:

Nous voulons que les milieux scolaires appliquent la Loi sur l’instruction publique (art. 234) et que l’allocation de départ soit accordée selon une évaluation réelle des besoins de l’élève en classe et dans tous les autres contextes environnementaux et sociaux de la vie scolaire et non selon la formule actuelle de 10 heures par semaine.

SIGNER le manifeste

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Phyl & Bibi

Collatéral anecdotique d’une amitié et collaboration Neurotypique*/TSA*.

 

Phyl et moi préparons notre contenu pour la conférence au Salon de l’autisme TSA du Québec en octobre prochain:

A: Phyl, j’ai besoin que tu me rédiges ta bio pour la présentation de notre conférence

P: Tu la préfères grosse ou petite

A: Haha! Je la préfère efficace

P: Pourquoi tu ris?

Observations:

1) Phyl garde ben plus le focus que moi.
2) Mon humour est cheap le vendredi.

 

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* Neurotypique: Non autiste 😉
* TSA: Trouble du spectre de l’autisme

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