Archives de Catégorie: Culture

Kabukichō

Kabukichō est l’un des rares quartiers chaotiques de Tokyo. Bruyant. Coloré. Loud. Imparfait. Sale.
L’ado délinquant dans la ville parent parfait…

l’un de mes préférés 🖤

son nom vient d’un projet de théâtre kabuki qui n’a jamais été construit.
basta ce quartier ne manque de rien anéwé

désormais reconnu comme étant le hot spot de Tokyo avec ses love hotel, strip club, une rue consacrée au show casing des femmes qui vendent leur attributs et services sxu* et beaucoup de lieux cozplay semi clairs sur l’âge des personnes embauchées…et beaucoup de bars pour jouer au dards (damn… it’s a thing there!)

il y a dans ce hood, une petite rue – don’t underestimate le « petit » à Tokyo – qui, quand découverte, révèle une panoplie PHÉNOMÈNALE de bars miniatures empilés les uns sur les autres : le GOLDEN GAI.

de la taille d’une cuisine d’un p’tit 3 et demi sul plateau, chaque bar contient au plus fou de la fête 10 humain•es mais légalement hum…6 personnes, en pile, qui fument…

la coutume veut que tu jases à tout le monde en entrant, en te gérant pour ne pas avoir l’air ivrogne, fasses du bar hoping pour permettre à toustes de profiter du fun et que tu paies un cover charge d’environ 1000 yen aka 10 piasses…

nous avons adopté hum la moitié des règles… devinez lesquelles 😁

dans le bar de Jun, où j’étais assise su’ des bouteilles, Et neh ce n’est pas une métaphore!
en 11 min on était chummy avec tout le monde, ma petite laine prenait le bord et à tour de rôle, chaque pays payait des tournées de sake en chantant des tunes…

pauvre barman…en 37 minutes il voyait flou

plus la soirée passait plus notre Jun chantait fort de vieux hit rock cheez des années 90-2000. Jusqu’à ce que soudainement il hurle, en anglo-nipon – il y a, je confirme, une langue universelle du vomi – « je vais être malade! »

dans la seconde qui suivait, il re-crachait toutes ses toxines à un pied de ma pinte, drett dans son lavabo de service… juste avant d’enfiler, avec classe et deni, 1 autre shot de sake et de changer la chanson pour iin classique d ‘Avril Lavigne.

mis à part quelques defis mathématiques de la très approximative facture de nos consommations et
bien que les femmes soient encore davantage coincées dans des dynamiques patriarcales contraignantes et qu’il soit bien mal vu d’argumenter ou de dire non – mot qui n’existe pas dans les conventions langagières – on ne s’est pas gênées pour débattre avec sourire et fermeté autant que nécessaire avec notre hôte qui a fini par s’excuser de nous avoir chargé 10 shooter et 3 bières de trop…

sans rancune tho. dans la fougue et les excès qui s’attend à parfait…

évidemment parfois dans nos errances et voyages, la comparaison nous pogne au ventre et on se demande pourquoi ne pas s’inspirer davantage de ce que chacun•e fait de bien…


c’est fou comme on a beaucoup de pieds carrés pour chaque humain•e et commerces, souvent vides ici vs la quantité de personnes en situation d’itinérance,

notre usage de l’espace gagnerait à être repensé en s’inspirant de villes efficaces comme Tokyo (tout comme la sécurité, l’urbanisme, la propreté et le transport! Cette mégacité assure et innove nettement en ce sens et malgré la quantité folle de gens qui y vivent et circulent, c’est la 2e ville la plus sécuritaire au monde!).


être curieux•ses sans être creep de son voisin•e de siège est nettement plus chaleureux humainement que de se chercher des potes sur des appli et la conversation minimale comme règle de bienséance dans un bar me charme…


finalement, j’en conviens notre loi non fumeur est une bénédiction
Et NON devrait être universel et respecté partout…

mais t’sais…
tout aimée. tout pardonnée. te jure

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Sumo-poulet

« eh Annick sumo poulet ça te tente tu? » says no one ever sauf Martine! 😂

Spoiler alert : j’ai toujours tripé sur la lutte. J’étais petite et c’était ben le seul sport-théâtre que j’appréciais regarder avec mon père à la télé! (Eh! Il regardait même les dards! Juste y penser je m’endors encore et je préfère nettement regarder mes speaker jouer!)

Focus.

So, on a fini dans un dojo animé par Guy, le yobidashi et arbitre, un homme né à L.A absolument sympathique, un brin caricatural, complètement bilingue japonais-anglais amoureux fini de ce sport brutal et protocolaire. Selon la légende, on dit que cette forme de lutte était un entraînement militaire rigoureux devenu une danse rituelle pour célébrer les divinités shintoïstes dans les temples puis un sport/divertissement. La codification et les règles dateraient du 17e siècle… ça fait un bail ça mon Joe…

Bref, au Asakusa sumo club, Guy embauche des sumo en fin de carrière ou retraités de la compétition.

D’ailleurs, l’un d’entre eux, sumo de père en fils, allait bientôt vivre sa cérémonie danpatsu-shiki (adieu athlétique) en coupant son chignon. 25 ans de cheveux en buns lissés à l’huile et de lutte en mawashi (la couche-string portée par les sumo)

Le vibe autour du ring d’argile est absolument joviale, un brin didactique et bon enfant. Meuttons que la clientèle cible est néophyte et internationale (genre nous!) et que ça finit avec des combats contre des sumo-clients-vêtus-de-one-piece-peu-élégants.

Bien que mon idée initiale était d’aller sur le ring en finale et en bobette (il m’aurait sortie par une pichenotte j’en conviens!) j’ai choisi de me gaver de poulet frit (selon la croyance, manger du poulet aide les sumo à rester sur leurs pattes! J’ai honoré) et de continuer à hurler de rire! (Ils étaient comme 13 dudes à vouloir affronter les p’tits pan de murs! J’ai laissé leur orgueil shiner)

Pour vrai. Je pense que j’aime touttte au Japon, ville ostentatoire aux contrastes grandioses entre les polarités de la ville, la culture et l’humilité de son peuple et des traditions…

P.s on a fait une photo absolument ridicule avec le crew en finale. Si t’es smath. Je t’enverrai p’tête ça en carte de Nowelll…😂

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Conte: la naissance d’une petite étoile

La naissance d’une petite étoile est né d’une collaboration avec la dynamique et très débrouillarde Hélène Mc Koy de la Corporation d’animation des places publiques de Hochelaga-Maisonneuve, Petits Bonheurs, le talent de Zita et ma plume. Le souhait, créer, écrire et raconter aux petits et grands un conte d’hiver qui fait marcher 1km, ancré dans le bitume et notre patrimoine local.

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promo: la naissance d’une petite étoile

Entrevue avec mes utopies, mes inspirations pour l’écriture de mon conte La naissance d’une petite étoile, produit par Hélène McKoy de la Corporation d’animation des places publiques, illustré par Zita Castongay.

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Les cordes sensibles, hommage à l’Homme Violon

Mark est un musicien de rue.

Il vit dans des chambres louches, des lieux miteux et se retrouve souvent dans la merde. Il vit avec son coeur, une paire de chaussure, quelques vêtements et son violon.

Mark est une bonne personne, joyeux et passionné. Il joue sans relâche, des heures durant et même sous la pluie.

Il est semi voyant…presque aveugle en fait.

Quand, en échange de ses notes inlassables, on lui  donne un peu d’argent, il ramasse tout rapidement. Il ne laisse jamais briller les piasses dans son case ferme et usé; trop habitué à se faire voler…

Et il continue, sans répit, les yeux tournés vers l’intérieur, à faire chanter son précieux et vibrer sa passion.

Quand on lui demande candidement : «Pourquoi tu joues du violon dans la rue?»
Il répond avec un sourire qui ne s’achète nul part : «Parce que j’aime çÂ! J’aime ç jouer du violon»

Aujourd’hui, alors qu’il jouait encore sous un ciel intermittent bonheur-malheur, fils II s’est approché. Il a offert quelques pièces à Mark pour ses mélodies et ils ont fait connaissance. Sans à priori. Sans vraiment se voir. Ils ont jasé.

Puis, surprise! Mark a tendu son violon à ma petite utopie de 3 ans! Durant 20 minutes, il a prêté ce qu’il possède de plus précieux…la seule chose à laquelle il ne tienne vraiment et a enseigné à fils II comment tenir et glisser l’archet sur les cordes restantes de son instrument.

Je suis restée assise à quelques pieds d’eux et je leur ai fait confiance.

L’homme violon a, aujourd’hui, enseigné bien plus que la musique. La bonté n’était pas de payer Mark, mais de recevoir autant, avec autant de générosité, d’un homme qui ne possède que ce violon ayant tout vu, tout vécu.

Je sens aussi que fils II a ressenti que la passion est moteur. De tout. Que cette passion-certitude qui te part du vibrant peut être suffisante pour te garder malgré toutttt la marde que la vie peut te garrocher, envers et contre tous, vivant…

Divers et ensemble. S’ti que oui! Gratitude sur le bitume.

POésie de Bitume

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Famille élargie; le mouvement qui lie le Burkina à Hochelaga!

Envie de découvrir la fougue qui unit Hochelaga au Burkina Faso ?
Envie de partager la passion de Karine Cloutier (une amie à la volonté incroyable!) artiste en médiation culturelle et pilier du volet de médiation de Petits bonheurs ?

Soyez des nôtres le 7 mai prochain 17h30 à l’auditorium du Jardin Botanique pour l’avant première du documentaire Adansé réalisé par Stéphanie L.Bérubé.

Un projet sur lequel Productions Synodik a joyeusement contribué aux communications.


COMMUNIQUÉ

adansé

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Enthousiaste & imparfaite: de la broue dans le brushing

Quand les souris dorment, le chat est en transe.

Malgré le silence virtuel dans lequel ce jovial blog fut plongé, j’ai persisté dans le compte rigoureux de mon nombre minimal de mots à verber par jour…

Me revoilà dans le vif de nouveaux projets.
I guess même un peu dans l’jus!!

Pour faire court j’ai:
Doublé ma parentitude
Réduit mon temps de sommeil. Augmenté ma conso de café.
Appris à coordonner mes deux bras pour qu’ils agissent indépendamment l’un de l’autre, indépendamment de ma tête et du ballon qui me spin entre les deux yeux
Fini un certificat en gestion philanthropique.
Appuyé le mouvement de société, grévé, manifesté
Consulté mon oracle…et ciblé mes projets…

Ainsi, depuis janvier 2012, je me suis officiellement jointe à l’équipe de Sunset Drivers

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Mon nez s’est d’abord immiscé dans leur réseaux en devenant leur animatrice de communauté pour finalement s’allonger et devenir coordonnatrice de la stratégie de promo et de leur événement de lancement.

Un défi complémentaire au prolongement de mes passions:
communications, relations, réseautage, promotion 🙂 musique et scène locale!

Un poisson dans de l’eau propre!

Et vous?
Comment se porte votre barbote?

Au plaisir de partager votre bonheur et de vous recevoir le 9 mai 19h au Cabaret du Mile End, lors du dit lancement, avec un peu de broue dans le brushing certes, mais avec la fougue du retour dans le corps!

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Ceci n’est pas une critique de théâtre

…pour la simple et bonne raison que je ne critique pas;
mais j’évoque et fabule.
Je ne possède ni le mot juste ou le bon ton.

Ici. J’aime et pousse ma luck.

La créativité m’inspire. À voix haute ou discrètement. POur tout. Rien.
POur personne ou publiquement. Vachement. Toujours.
Créer. Re-créer.
Le talent ailleurs me fait stepettes ici et envolées.
Je fuse et chantonne des pseudos possibles et fais des boules de plus avec du déjà vu.

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Ainsi, hier j’ai été reçue chez « Martine à la plage« , spectacle écrit et mis en scène par le talentueux Simon Boulerice et joué par la clownesque, over smiley et énergique Sarah Berthiaume, sur le deck de son lover imaginé, dans la voiture de son père absent, sur son tapis banane dans sa cour et dans son coeur.

Le Bain St-Michel, transformé en confessionnal estival et vintage, irradiait d’amour et de sourires incontrôlables. Les nôtres.
Martine gambadant dans son adorable maillot à pois, casques de bain excessifs et attachants sur la caboche, ado en 2010, sur des airs des années 60, entourée de jouets 80, liait entre elles, toutes les amoureuses, les époques et la fougue des premiers émois, sans distinction…

Posés sur des serviettes de plage, les fesses ramollies et engourdies, des rides de soleil plein le profil, nous assistions aux « dates » répétées et farfelues d’une princesse de St-Rémy avec son optométriste, un micro-jouet, un rétroprojecteur hyperactif et le verbe magique, sensible et rêveur de Simon!

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Sans prétention. Ni contrainte de production. Pour le plaisir d’en ajouter, sans devoir budgéter.
J’en rajoute et mets ici bas mon nez dans ses affaires:

Quoique Sarah toooorche et fait preuve d’une constance que j’envie, j’en aurais assurément redemandé si le show avait été écourté d’environ 2-3dizaines de 60secondes.

Quoique, vraiment ravie de l’utilisation de l’espace, du choix de lieu et l’aspect ludique de notre assise, pour le plaisir de l’immersion totale, j’aurais bien pris un Pina Colada (hihi) en début de délire, assise dans un hamac ou une chaise longue, les pieds dans le sable, le vrai…hummm!

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Mais, bref,
Quoique j’en verbille, « Martine à la plage« , est une belle raison d’être heureux pour rien, d’aimer, encore…encore…et surtout de vous lancer de suite pour découvrir l’auteur audacieux et son univers. Vite! Un jour ses billets ne seront plus achetables 😉

Ruez-vous! Amusez-vous!
Légers. Jaunes et insouciants!


Martine à la plage, de Simon Boulerice
Avec Sarah Berthiaume et le rétroprojecteur fou
Au Bain St-Michel jusqu’au 25septembre
5300 St-Dominique (coin Maguire)