Archives de Tag: Inclusion

Je t’aime Suzanne…

Mon géant a la motricité fine d’un palmé.
Je le dis avec beaucoup d’estime pour les palmes, même si celles-ci sont moins pratiques pour dessiner ou tenir une fourchette… Son corps longiligne préfère les gestes vastes et gracieux aux p’tits mouvements délicats des doigts et ses bras d’oiseau sont spectaculaires quand il traite l’information émotionnelle ou sensorielle… Aussi, son coeur est un bonbon.
Pour faire du sens de ses créations, voire même de chaque apprentissage, sa motivation prend ancrage dans une relation et dans le don… Oui. Maël aime offrir. Des dessins, des poèmes, des bonnes fêtes, des tasses ou des assiettes. Beaucoup d’assiettes. Chacun•e ses kink…

Depuis un an, il s’est pris d’affection pour le personnage de Manu, joué par Suzanne Clément, dans STAT, quotidienne écrite par ma très prolifique, drôle et brillante amie Marie-Andrée Labbé… Ainsi, lors d’une – plus ou moins – récente virée au céramique café, de ses patouches tendres et maladroites, il a créé cette oeuvre utile…

Même si, selon lui, c’est un sacrilège que ma t’site bouche en coeur touche l’offrande qui ne m’est pas destinée : « oh!! Mère! Mais « Je t’aime Suzanne est sale! » et qu’avec tendresse et minutie, il l’astique comme s’il frottait les plis d’un bébé mou, j’aime voir trôner l’amour chez nous sur un piedestal « Je t’aime Suzanne ».
Cette phrase quasi quotidienne, presqu’aussi spontanée que « fait frett » en janvier ou « passe moi l’sel » à la pataterie, est devenue un genre de haïku qui raconte qu’on peut donner avec pas de calcul et sans attente. Donner pour vrai.

Pour tout ce que ça représente de persévérance, de douceur et un peu le funné-funk de la chose…cette tasse est désormais ma préférée.

Mais t’sais, Suzanne, si jamais, c’t’à toi pour vrai… Et promis elle est propre! Pis, s’il parait que le rouge bonifie l’arôme du café… j’pense que c’est l’amour qu’il a mis d’dans qui en améliore le goût…


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Sumo-poulet

« eh Annick sumo poulet ça te tente tu? » says no one ever sauf Martine! 😂

Spoiler alert : j’ai toujours tripé sur la lutte. J’étais petite et c’était ben le seul sport-théâtre que j’appréciais regarder avec mon père à la télé! (Eh! Il regardait même les dards! Juste y penser je m’endors encore et je préfère nettement regarder mes speaker jouer!)

Focus.

So, on a fini dans un dojo animé par Guy, le yobidashi et arbitre, un homme né à L.A absolument sympathique, un brin caricatural, complètement bilingue japonais-anglais amoureux fini de ce sport brutal et protocolaire. Selon la légende, on dit que cette forme de lutte était un entraînement militaire rigoureux devenu une danse rituelle pour célébrer les divinités shintoïstes dans les temples puis un sport/divertissement. La codification et les règles dateraient du 17e siècle… ça fait un bail ça mon Joe…

Bref, au Asakusa sumo club, Guy embauche des sumo en fin de carrière ou retraités de la compétition.

D’ailleurs, l’un d’entre eux, sumo de père en fils, allait bientôt vivre sa cérémonie danpatsu-shiki (adieu athlétique) en coupant son chignon. 25 ans de cheveux en buns lissés à l’huile et de lutte en mawashi (la couche-string portée par les sumo)

Le vibe autour du ring d’argile est absolument joviale, un brin didactique et bon enfant. Meuttons que la clientèle cible est néophyte et internationale (genre nous!) et que ça finit avec des combats contre des sumo-clients-vêtus-de-one-piece-peu-élégants.

Bien que mon idée initiale était d’aller sur le ring en finale et en bobette (il m’aurait sortie par une pichenotte j’en conviens!) j’ai choisi de me gaver de poulet frit (selon la croyance, manger du poulet aide les sumo à rester sur leurs pattes! J’ai honoré) et de continuer à hurler de rire! (Ils étaient comme 13 dudes à vouloir affronter les p’tits pan de murs! J’ai laissé leur orgueil shiner)

Pour vrai. Je pense que j’aime touttte au Japon, ville ostentatoire aux contrastes grandioses entre les polarités de la ville, la culture et l’humilité de son peuple et des traditions…

P.s on a fait une photo absolument ridicule avec le crew en finale. Si t’es smath. Je t’enverrai p’tête ça en carte de Nowelll…😂

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Peser nos mots, changer notre perception

Je suis ben émoustillée entre mois de la poésie et mois de l’autisme. J’en profite donc pour déposer un humble plaidoyer en faveur d’un vocabulaire respectueux et d’une reconnaissance positive de la neurodivergence!

– La neurodiversité : est un concept inclusif qui reconnaît la pluralité des fonctionnements cognitifs comme contributeurs à un écosystème. Comme la biodiversité. Ça veut dire qu’on est toustes inclus.es dans le concept : neurotypique, TDAH, autiste, handicap, trisomie et toutes particularités du fonctionnement neurologique et cognitif…

– Le concept met de l’avant l’idée qu’on a toustes notre place avec nos fonctionnement plus ou moins atypiques ou conventionnels. Comme dans la nature… Surprise! indissociables nous sommes…

– La neurodivergence : (nous permet d’apprendre et d’accéder à une perception distincte du monde! Mais ça c’est mon éditorial) c’est le terme à favoriser pour parler des fonctionnements cognitifs qui divergent de la norme (t’sais la norme! Cette base de référence à tendance hégémonique qui se positionne comme ze best shit à qui ressembler).

– On ne parle donc pas des personnes autistes ni toutes autres personnes ayant un fonctionnement cognitif distinct en utilisant le terme neurodiversité comme s’il leur était exclusif. On peut parcontre utiliser le terme neurodivergent.e précédé du mot « personne »…

– Neurotypique : est le mot à favoriser, plutôt que « normal » (qui sous entend que tout celleux qui se distinguent sont anormaux), pour parler des personnes qui ont un fonctionnement neurologique et cognitif plus typique.

Parce que personne n’est exclusivement son diagnostic et tout le monde aime être considéré dans son ensemble de couleurs.

– Finalement, de manière bien radicale, j’inclus ici mon souhait (cher père noël can you hear me!!?) qu’on élimine le mot déficience intellectuelle pour toujours lorsque l’on parle des personnes qui ont un hadicap intellectuel et dont les performances cognitives ne satisfont pas les test normy

Toustes diffèrent.es, toustes humain.es! Notre apport au monde est aussi humble, absurde que précieux

#Ensemble 💙

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l’enfant du refus global…

Aujourd’hui, est la journée de l’autisme, le mois de la poésie #NAPOMO et de l’autisme et récemment la semaine des personnes en situation de handicap.

Ni hasard. Ni fatalité.

Une journée parfaite de soleil enthousiaste pour faire fondre la crasse, la neige endeuillée de l’hiver qui faiblit et encore trop de préjugés sur la neurodivergence.

J’aimerais bien que tous les jours soient un printemps de célébrations et d’inclusion.

Quand mon géant était en gestation, j’avais rêvé de lui.
Il avait d’immenses yeux verts, des cheveux blonds et sa bouche longue et siphon s’attachait à mon sein pour toujours.

Je m’étais alors, je ne m’inventerai pas de vertu, réveillée en panique.
Aujourd’hui je sais que c’était une prémonition.
Je n’ai plus peur. Enfin. Presque.

15 ans ont passées. Ma relation au temps est particulière; fluide, impatiente parfois, ou molle comme les montres de Dali.
Bref, au fond, je n’ai aucune idée c’est quoi 15 ans, mais je sais de l’amour ces rencontres qui nous transforment et du temps, ce qui nous ancre en mieux, en nous pour vrai. Une track improbable et pis why not!?

La vie m’a fait confiance et confié les plus spectaculaires. Deux intarissables fougues dont les élans n’ont rien à envier aux grands vents.

Ma recrue, enfant feu de tous les possibles…

Et lui, un géant.
Un être entier, authentique, lumineux dont les couleurs dépassent toutes les lignes
le coeur à l’absolu et la tête ailleurs. Autiste et atypique

Lucide devant l’étrange,
l’immense
et l’horrible du monde dans lequel nos enfants à paillettes irradient quand même
je n’imagine nulle autre suite sans sa joie, sa musique forte, sa face d’intouchable, sa poésie impromptue et automatiste :

« Maman arabashnitanek! Je me sens un petit peu bien! Le grand voyage Esperanzbi! J’espère qu’il suffira d’un grand bonheur »

Désormais en paix avec ce fil infini qui nous lie et duquel il dépendra toujours un peu, moyen ou beaucoup,
sa petite-grosse main maladroite, jamais loin de ma joue,
je grandis avec ces enfants monuments que la vie m’a offert.
En colère parfois, en espoir surtout,
en souhaitant de nous, que l’on crée l’espace d’accueil nécessaire,
reconnaisse leur contribution au monde et que l’on regarde avec eux, elles, iels dans la direction des possibles
là où ensemble n’exclut plus jamais personne.

Je nous mets au défi d’accueillir la différence, comme il accueille la mer.

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Aimer sans menace ni contrainte. S’aimer assez pour s’aimer deboutte

Je suis bisexuelle et polyamoureuse.
Dans mon début de vingtaine, je disais que j’aimais librement.
Sans petite case, sans égard pour le genre, ni contrainte.
Désormais, j’assume. Ma façon d’aimer a des noms qui lui ressemblent.

Une coche de plus coquine que la madam’ Coucou de Simon Boulerice 

Et,
Je l’écris
Par amour.
Avec amour.

Humblement, et avec ben des doutes sur la tribune que je prends pour dire, dans l’espoir, peut-être naïf, de contribuer, à échelle humaine, dans mon réseau, à ce qu’ensemble on s’approprie ces faits là comme le reste. Qu’ils deviennent génériques.

Qu’ils fassent partie de nous, partout, qu’ils cessent d’être marginaux, jugés, intimidés…

Qu’ils fassent partie des histoires qu’on lit à nos enfants, du paysage politique, de l’enseignement, de vos programmes à tivi et des possibles dans les conversations existentielles:

« maman est-ce que je peux aimer deux personnes en même temps? »
« oui mon bb! (sont-elles au courant?) »
« maman est-ce que c’est correct si mon amoureux cette semaine c’est Toto mais que j’aime encore embrasser Sasa? »
« oui mon bb!? »

Que ce soit aussi normal et générique que de s’aimer entre humain.es du même genre, à plusieurs que ce l’est de s’aimer en dyade ou entre hétéro.

Je l’écris.

Parce que je chéris la diversité et célèbre la couleur.
Toutes les couleurs.
Incluant désormais la mienne. À voix haute à presque 40ans…

Je l’écris,

Parce que mes enfants.

Dans l’espoir qu’ils auront espace, accueil, sérénité et sécurité pour aimer comme ils l’entendront, comme ils le sentiront. Aimer autrui et s’aimer eux-même.
Fiers. Confiants. Heureux.
Comme ils seront.

Mes enfants grandissent en sachant au quotidien que l’amour est inclusif et qu’il peut prendre plusieurs formes. Que d’aimer des deux bords et d’aimer multiples est sain quand c’est honnête et bienveillant. Que ce n’est pas par peur de l’engagement, ni parce qu’on est volage. Que ça se peut que ta famille séparée-recomposée ne possède pas les attributs de la famille de la princesse de Disney et de son prince quelconque…

Ils savent aussi,
que de s’habiller créativement, avec autant de paillettes et de tulles que ton coeur te le dicte en étant né garçon, mérite qu’on te sacre patience à la récré et qu’on salue ton audace en te laissant jouer au ballon comme tous les autres marmots de la tribu. Qu’une fille n’a pas à être délicate et qu’elle peut être plus forte que toi…

Les livres pour enfants, les films, notre manière de répondre à leur questions mettent de l’avant bien souvent une seule façon d’aimer. Un seul modèle de couple et d’humain.e…
On genre. On limite. On juge. On circonscrit et on transfère nos peurs dans l’éducation à nos enfants. (oui on fait de notre mieux aussi! Je sais ben! Et j’admire les coeurs ouverts!)

Quand on déroge à la norme, on grandit avec la certitude d’être incorrect, insuffisant…on se fait donner des conseils de ne pas nommer, pas dire, pas brusquer, pas oser, de se taire, de pas faire ni montrer et que ça doit être une phase.

Or, je ne veux plus de ce jugement, ni avoir peur, pour mes ami.es, pour mes enfants, pour moi. Aussi crochue soit la démarche.
J’aime, je nous aime deboutte.

Par amour, donc j’écris et rêve à mots bruyants que vous participiez à transformer la peur en possible et les murs de haine en tapisseries de fucking calinours!

Que ce soir en racontant une histoire, vous y ajoutiez de la couleur. Un peu. Que les barbies se matchent entre elles. Que les princesses gèrent elles même les dragons, que vous portiez une robe une fois avec votre garçon en public…

Et encore plus fou,
si vous entendez ou lisez un commentaire homophobe ou des propos de douche bag sur la différence (toutes les différences), que vous preniez position pour défendre le droit au respect pour chacun et la nécessité, la beauté de la diversité.

Que la bienveillance et l’amour gagnent.
Icitte et partout x

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LES PASSIONS COMME MOTEUR D’APPRENTISSAGES

29060976_10156104486963830_2282375047584175025_o1.jpgFils I a un rêve : organiser une grande fête dans le gym de son école.

Depuis 2016, la réponse était non ou enfin c’est compliqué.
Ainsi, l’an passé, grâce au très généreux et talentueux DJ Frank, les profs des classes d’enfants autistes et quelques magnifiques alliées bénévoles, j’ai, avec mon fils, organisé une fête sensorielle dans sa classe.

Or, cette année, la directrice et l’OPP ont accepté de relever le défi et d’organiser la fête avec nous!

En avril, à l’école SF, aura donc lieu la grande fête en bleue pour célébrer la neurodiversité. Ouiiiiooouh!

Mon oiseau, enthousiaste et joyeux a fait preuve de beaucoup de persévérance et ne porte plus à terre! 

En restant attentif, on se rend vite compte que cette joie, qui peut s’apparenter à une obsession qu’on voudrait faire taire si on lui donne une biais négatif, est absolument porteuse!

En effet, mon frisé n’a jamais été, jusqu’à récemment, motivé à écrire et apprendre les sons est ardu.

Toutefois, en décembre dernier, alors qu’il insistait pour organiser un bal, j’ai utilisé cette fixation pour l’encourager à écrire avec le IPAD et compter. Chaque jour de décembre, il demandait à écrire.

Ainsi, lorsque j’ai eu la confirmation de la Fête en Bleu de SF, je lui ai partagé ma joie et ma fierté de voir son idée se réaliser. Il a alors déversé une myriade de questions en battant des ailes. Plutôt que de l’empêcher de le faire chaque fois qu’il le sent, c’est-à-dire environ 9 fois par jour, je lui ai suggéré des moments pour parler de la fête et lui ai proposé d’écrire avec lui toutes ses idées.

Eh ben! Qui sera surpris de lire que quand ça part du coeur et fait du sens, ça motive les troupes?

Cette grande fête en bleu est une immense motivation pour lui! Désormais, chaque matin et chaque soir, il me demande d’écrire et d’épeler des mots! En plus de le motiver à réaliser un défi majeur, ça canalise toute son excitation et satisfait son désir de parler de cet événement tant attendu!

Un jour on se regardera au passé, jugeant de la structure de pensée autistique, et on se dira, sti, m’semble que c’est juste logique: Les passions sont moteur d’apprentissages!

Ps. À ceux qui doutent des bénéfices de l’inclusion, vous trouverez sûrement votre mois d’avril plus terne que tous les enfants des écoles qui célèbrent la différence.

 

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La famille oiseau

Lorsque nous mangeons le soir, fils I se concentre sur ce qui se trame à l’intérieur.

Entre deux bouchées trop grosses et un souvenir, il fixe le plafond en battant des bras pour classer les infos et les stimulis de sa journée.

Fils II et moi respectons son silence (…en parlant beaucoup beaucoup…ce qui limite la prise de parole des plus tranquilles, j’en conviens…)

Orrr, il y a peu…fils I a parlé en soupant. 😮
Beaucoup. Il a partagé des détails de sa journée. Des sensations.

Fidèle au poste, la face dans la sauce, j’ai braillé sans prévenir.
Il m’a souri et il a pleuré aussi.
Puis on a trié les excès en battant des bras…

On ne sait jamais les cadeaux qu’on reçoit quand on enfante.

Quand les caractéristiques de notre marmaille confrontent la norme, on a le choix en toutes situations de les voir crochus et de s’acharner pour les retordre à contre sens ou de nourrir leur unicité, d’ouvrir et…pourquoi pas de battre des bras pour célébrer les détails..

#BirdFamily
#ILoveSomeoneWithAutism

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Fière comme une mère

Je travaille avec Martine Asselin sur un projet documentaire transmédia:
Les Pieds en Haut

Les Pieds en Haut est un pèlerinage;
Une opportunité de voyage à la fois humble et ambitieux, une incursion dans la perception sensorielle de nos enfants par le biais de témoignages que nous colligeons et réinterprétons avec un biais artistique en réalité virtuelle!

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Messieurs les sinistres libéraux

En 2016, de manière non partisane et quasi systématique, j’ai participé à tous les panels, tournages et points de presse politiques auxquels on me conviait et auxquels il m’était possible de me joindre.

Depuis la réélection des libéraux, les coupures dans le système public sont arbitraires et désormais courantes. On se targue, là haut, chez les bruns, de surplus en faisant des économies misérables sur le dos des personnes les plus vulnérables et en affaiblissant le filet social qu’on a choisi de tisser collectivement depuis plus de quarante ans.

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UN VILLAGE

« Ça prend tout un village… » Pour réussir l’inclusion.

Et c’est ce qui rend l’exercice si magnifique!

Fils I: Joyeux petit personnage d’amour et de frisous vit la 1ère expérience d’inclusion d’un enfant autiste en classe régulière à l’école alternative Rose-des-Vents.

Chaque jour, un enfant choisit de passer la récréation avec lui afin de vivre un succès social réciproque.

– Est-ce toujours facile?

– Non! répondent-ils!

– Pourquoi le faites-vous?

– Parce que je l’aime Maël! Je veux qu’il joue avec nous! Pas qu’il reste tout seul! Parce que c’est important de l’aider maintenant pour qu’il réussisse plus tard!

– Tu apprends quoi, toi?

– J’apprends à être son ami. J’apprends c’est quoi l’autisme!

Ils ont 7 et 8 ans.

Ils comprennent le sens, les bénéfices et l’enjeu.

Si. Seulement…

Plutôt, que d’être étouffé par des atrophiés-du-possible-aux-incohérences-comptables, notre projet de société était propulsé par des enfants…ou enfin des politicienNES grandEs, immenses comme eux.

Si seulement on s’aidait doucement.
Ensemble un peu.

*****

Note:

La poursuite de cet espoir d’une éducation inclusive cohérente à la politique instaurée en 1999 est compromise par les coupures actuelles en éducation.

Investissons en éducation!

Investissons dans le potentiel des enfants au cheminement atypique!

Lire & Signer le MANIFESTE

#Ensemble

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