Archives de Catégorie: Verbo Adjectiveuse

On se la sort; Hommage au pirate

Quand le soleil se tanne de n’pas avoir été, en Hochelagadie, on se réjouit drett à la pointe de son audace en se la montrant.

Au complet.

Pas de bretelles. Pas de tabous d’aisselles ni de doute sur le format ou la tension de l’épiderme. On se la sort. Point.

BÉdaine d’abord on se retrouve dehors, l’origine de quelques-uns exhibée et fière. Comme si on était toute la gang su’l balcon de l’un.

Élément du patrimoine local, que dis-je véritable légende, ma préférée (bÉdaine rappelle-je!) est, sans z’aaaaucun doute celle du pirate uni-jambiste et hirsute. Homme-marge, à la peau de cuir, au vécu pas liché, il pose souvent sa patte droite de plastique, indépendamment du reste de son corps, sur le banc public. Paradoxe d’attachantitude malgré l’air qu’il se donne, assez pour prendre un pli, il nous pousse la chansonnette, cigarette au bisou en s’arrêtant parfois pour nous offrir une parabole butchée.

Pendant plusieurs années, nous avions un violoniste à trois cordes-trois tounes. Il grinçait partout dans le quartier avec passion en faisant des shifts de 12h sous la pluie. Mark qu’il s’appelait (il me semble! Demandez à mon fils, c’est lui la mémoire des prénoms)

L’Homme-Violon

On l’a perdu.

Notre pirate crie doux. Comme quelques autres d’ailleurs, ils mettent du vif sur le bitume et veillent, sur nous passants et dormeurs. Étrangement ou candidement peut-être, plus que le silence d’une ville qui fait trop de ménage, ces êtres me charment et me rassurent…

 

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En miettes su’l trottoir…

Hier, j’ai croisé une femme, échevelée, en larmes…Ses miettes étaient ramassées près d’un parco qui attirait l’attention plus que sa douleur.

J’étais au téléphone. Je l’ai regardée en me sentant impuissante et j’ai passé ma route. Puis, 11 pas plus tard. J’ai vibré.

«Il ne suffit que d’une personne»

J’ai éteint mon cell.
J’ai rebroussé trottine et je me suis posée à coté d’elle sur l’asphalte humide, dans sa brume de bière cheap et son chaos de verbes…

Il a plu pas mal hier. Elle n’allait pas bien du tout.

En m’arrêtant, je n’ai rien changé dans la vie de cette fille. Elle ne voulait pas de mon aide éphémère ni de mes questions…je n’étais pas significative.

Elle est restée assise. Elle a sûrement beaucoup pleuré encore après mon départ et ma piasse n’a pas fait sa soirée…

Pendant 11 minutes nous nous sommes rappelées que nous étions humaines et que sa peine était entendue.

Je n’écris pas ceci pour culpabiliser l’inaction ni pour offrir de la visibilité à mon empathie…mon empathie se fout d’avoir un public. S’arrêter n’a rien d’héroïque. J’écris ce fragment de vie montréalaise banale parce que je nous sais souvent, devant la peine ou la violence, au fond du cœur trop volontaires et dans nos gestes trop immobiles. Nos interventions ont le droit d’être humbles, d’être discrètes ou maladroites…mais elles doivent, selon moi, être.

Des larmes aussi intenses ne devraient pas être vécues dans l’indifférence générale, peu importe la source.

J’avoue aussi que je sème ce que j’aimerais récolter; Si je me trouve par terre un jour, grise et mouillée, brisée et vulnérable à m’essuyer le désespoir près de vos chaussures à deux cent piasses: j’espère un peu, juste un tout petit peu, qu’une personne s’arrêtera pour ne rien dire, humblement, en acceptant qu’elle ne changera pas le cours de mon récit, simplement pour m’offrir sa compassion.

Peu importe les mauvais choix, les maladresses, les hasards louches…j’espère que je croiserai alors la personne qui éteindra son cell en s’asseyant dans un souvenir de pluie pour me rappeler que même pas chic et un peu crasse, j’existe encore.

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Phyl & Bibi

Collatéral anecdotique d’une amitié et collaboration Neurotypique*/TSA*.

 

Phyl et moi préparons notre contenu pour la conférence au Salon de l’autisme TSA du Québec en octobre prochain:

A: Phyl, j’ai besoin que tu me rédiges ta bio pour la présentation de notre conférence

P: Tu la préfères grosse ou petite

A: Haha! Je la préfère efficace

P: Pourquoi tu ris?

Observations:

1) Phyl garde ben plus le focus que moi.
2) Mon humour est cheap le vendredi.

 

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* Neurotypique: Non autiste 😉
* TSA: Trouble du spectre de l’autisme

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LA NEURODIVERSITÉ

La neurodiversité désigne la variabilité neurologique.
Elle admet la réalisation, le vécu simultané de plusieurs modes de fonctionnements neurologiques chez l’humain.

La neurodiversité abonde dans ce sens: il n’y a pas qu’une seule façon d’être un être humain!
Sur le Fil reconnaît cette richesse, supporte et encourage la neurodiversité!

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Les chevaliers-conseils

Hier, un homme s’est doucement approché de mon fils et moi portant un message de l’humanité.

Chevaleresque, le «dividu» a déroulé son discours sur une voix monocorde de semi intello cheap avant de nous préciser à quel point notre présence au concert dérangeait, que j’étais insouciante et qu’un enfant qui s’endort sur sa mère après avoir fait deux dessins et beaucoup d’efforts de silence lisse (pas de crises promis!) est nuisible à l’expérience tantrique de la musique….

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Comme sa vibe proposait peu d’atouts pour créer une relation ou échange constructif, j’ai scanné mes possibles.
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Un voeu dans l’angle mort…

Un voeu dans l'angle mort...

V’là un voeu en diagonale, un voeu dans l’angle mort…
Un tout nu; pas de dentelle, pas de paillettes.

Un p’tit brut su’l béton, drett et arrogant, qui te zieute la lumière avec sa face scratchée et le sourire croche. Un voeu sûr de sa shot même s’il ne connaît pas le chemin…

Bonne année 2014 chers z-et- chères!
Remplie des verbes que vous serez game de conjuguer et d’adjectifs que vous aurez envie de chérir…

Bibi xx

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L’homme violon

L'homme violon

Patrimoine local.
Cet homme, Mark, a un violon qui grince, qui nous parle. On dirait même qu’il rassemble un peu la communauté. Bref, il m’inspire et me touche. Tous les jours, assis dans la petite roche ou sous la pluie, sous le soleil ou dans le métro, son violon retentit avec une passion sensible et déterminée. Constante. Des inséparables.

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Oh! Torrieux!
Je m’étonne de tant de désagréabilitudes me popant dans le cerveau!

Le trash soudain et joyeusement violent, émerge entre deux ouf, me quitte en fade out, me laissant parfois perplexe et riant seule dans la rue.
Je ne suis pas dangereuse et pas assez rude.

Enfin…

Simplement,
je suis un pinson assis sur un clou…

Comme j’ai le monopole du verbe dans ma zone grise, je pousse ma luck et me vide le « stupoche » dans le confessionnal.
Reconnaissons ensemble l’effet néfaste des « couillons en errance libre », sur le facteur bonheur.

Les couillons en errance libre sont les ambassadeurs de l’idotie sournoise,  les sublimes rep du taouin-isme évitable!
Et quand on les croise on se dit: mais-pourquoi-j’suis-pas-game-de-l’insulter-en-public…

Chaque jour je suis reconnaissante de côtoyer des gens géniaux, créatifs, engagés, brillants, adorables, généreux, inspirants.
Puis, bam!

J’en croise trois! Trois tatas qui m’inspirent.

Tata couillonne #1:
Une dingue trop blonde en voiture s’arrête à une tape su’a yeule de la poussette de mon fils.
Sa réaction: Elle rit!

Je lui crie: CE BB N’EST PAS UNE QUILLE JEUNE CONNE DE COURSE!!

Je ne connais aucune prise de kun fu, ni même un p’tit kata de débutant et je n’ai pas vraiment le tricep menaçant, mais touche un poil de « monsieur poulet » et je te fais une leçon d’origami avec ta face et un joli collier bio avec tes ongles de princesse!
(que je me dis, les larmes aux yeux…sans arriver à la menacer aussi bien que dans mon rêve)

Tata couillonne #2:

Alors que je suis à vélo, « conne inc. » me lance vigoureusement son reste de coca-en-carton par la fenêtre de sa voiture…je crie en avalant des mouches. Elle ne se remettra jamais en question et n’a aucune idée que je me suis pris ses glaces fondues plein la gueule ET que la ville n’est pas son trash bin!

Tata couillon #3:

Zoufi dit « un voisin » dégage son parterre, au balai (fort bien! oui! ce n’est plus de l’eau! Il y a évolution de l’homme!)
Mais, oh! comble de la cohérence, il nous dépose gentiment ses indésirables sur le trottoir…joli!

#Tata voleur:

Une attaque en série sévie dernièrement à Montréal.
Avez vous été sélectionné par le collectionneur de bac de recyclage!?
Je sais que Odile, Claudia et Marie-Andrée (pour leur donner un nom fictif…) se sont confiées publiquement, sans masquer leur voix…

Nous avons aussi été élus. Notre bac-vert-gratis-avec-notre-adresse-dessus-et-des-dessins-enfantins a été volé…

Vraiment?
J’espère que c’est pour te clancher la cote Sherbrooke version crazy carpet et pas pour faire chiller ta papetterie! Bébé! C’est gratis à l’éco quartier!

Par chance,  les tatas sont moins nombreux que le magnifique que je cumule avec les humains adorables dans ma vie, ces p’tits bonheurs, ces amours fous et grandes inspirations…
Et c’est avec ces quelqu’ irritations et vos faces qui rient de mes chires, je cultive ma ride du bonheur…

Cultiver sa ride du bonheur…

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