Archives de Catégorie: Témoignage

Il a peint des taches…

Hier.
Sans rancune.

Les ongles de fils I étaient acérés. Les cris stridents. L’équilibre incertain.
Le petit fil tordu…
On avait les conséquences de certaines caractéristiques de l’autisme dans l’tapis…

PORTRAIT_DE_FIL_DE_FER Danielle Orcier

Il y a de ces matins où, malgré les horaires visuels et la constante volonté, l’anarchie domine.
Hum…en fait, nos matins ressemblent rarement à une pub de Nutella.
Pas de sucre, pas de peanut, pas de poésie lichée ni de maman sans miette. Une heure happée par la routine-Everest d’habillage et les prises de lutte qui s’achèvent avec de la pâte à dents aux cerises dans le brushing.

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Déterminés à arriver à l’heure à l’école,  on a ‘paqueté la famille et on l’a jetée dans la Lisette-mobile (aka notre voiture).
Le boupi (fils II) errait en cavale parmi les agendas et les projets. Fils I, sans mot, jugea que le moment était idéal pour un affaissement anxieux…
Nos intentions étaient sans effet. Des parents dans une flaque d’amour, pas de pogne.

En moins de temps qu’il ne faut pour lever un bras, trois faces (dont la mienne) ont hérité d’égratignures.

Nous avons apaisé le tigre, géré les conséquences et formulé des pardons.

De petits humains, aimants, ouverts mais attristés se tenaient toutefois toujours devant nous.
Avec l’adorable enseignante, Isabelle, nous avons ouvert le dialogue. Nous avons profité de notre présence pour permettre aux enfants de témoigner de leur vécu, poser leurs questions, exprimer leurs émotions, regarder le positif et réfléchir à des possibles. L’expérience était confrontante mais constructive surtout.

Éjectée de la classe, au moment où fils l’a suggéré en langage non verbal très efficace, j’ai laissé ma journée respecter ses dead line et le temps a filé.

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En fin d’après midi, une photo apparaît dans ma boite courriels:
« Il peint des taches. Vois comme il est beau! » C’est elle qui le dit.

Émue je répond à l’auteur. Isabelle. Cet être engagée, qui ne prend rien pour acquis et qui rend tout possible.

Tout est inévidence.
Nous doutons. Essayons. Je grince. Nous persistons.

Au moment de conclure mon mercredi dans le noir du presque jeudi, je zieute une dernière fois.
Un dernier courriel m’attend sagement:

« Moi aussi je suis maman… Aujourd’hui, il a peint des taches pour tous ses amis. Les amis ont ensuite créé des oeuvres à partir de celles-ci. Ils en feront un livre pour apprendre à compter, qu’ils remettront à Maël, à la suggestion de Philippe…à suivre! »

Ma journée s’est conclue toute seule. Pas d’effort. Comme une grande. Lucide et reconnaissante, j’ai dormi en répétant: Merci. Encore. La face liquide.

L’inclusion n’a rien d’évident et sa beauté, comme la créativité, émergent dans les contraintes et les défis…

les amis créent un livre pour compter

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L’ACCUEIL

MISE EN BABINES:

Fils I est autiste.
Ce n’est ni une fatalité, ni une maladie. Je ne suis pas courageuse. Je suis maman c’est tout (oui c’est vrai, parfois c’est beaucoup!) Comme vous (ou pas).

Et j’aime.

C’est cliché, mais inconditionnel.

Dès la naissance, alors qu’il faut apprendre à nous connaître et tisser la relation, on doit aussi apprendre à faire de la différenciation, éviter la comparaison et à se détacher.

Cet être porte son bagage.

Indépendamment de mes volontés. Je peux inspirer certes, mais je ne peux ni vouloir, ni être pour lui. Surtout je ne peux pas tirer sur sa fleur…même si ça démange.

J’agis donc, inspirée par ce grand vent qui me secoue, pour semer du possible et donner les outils à mon fils pour qu’il continue de faire briller sa vie. J’apprends, à travers nos périples, à être. Là. Maintenant. Une étape à la fois.

Fil-of-life-1

Je suis reconnaissante et j’évolue, dans un équilibre fragile, empreinte de gratitude. Ce n’est pas un plan de vie, ni une morale, c’est un choix, un muscle que je développe et sur lequel j’investis de l’énergie…même en pleurant.

Alors que souvent nous sommes confrontées aux jugements des autres, que plusieurs familles se referment sur elles, ravagées par des odieux, je sens, une énergie contraire. À travers mon fils, et le pèlerinage pour apprendre à grandir avec ses caractéristiques, je vis la plus belle de mes quêtes et la plus lumineuse de mes rencontres avec l’humain.

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C’EST PAS SÉRIEUX?

Je ne crois pas aux fées. Je sais qu’elles existent.

Je suis née avec et je ne l’ai jamais lâchée; Si j’ai la foi.
Elle ne porte ni nom, ni robe, ne dicte, ni ne prédit. Elle relève ma tête quand elle prend froid et me pousse chaque fois, dans les bras des inconnus qui la nourrissent à nouveau.

Le 4 septembre 2013, un an après nos premiers pas en milieu scolaire, auprès de la Rose, alors que mon bouclé et mon dragon dormaient sans l’ombre de mes doutes, j’ai rencontré, fébrile, les parents des enfants-fées.

Les enfants-fées sont reconnaissables. Ils se manifestent avec toute la fougue qu’on imagine et l’audace spontanée qu’on leur attribue.

Ils trouvent des solutions créatives à des situations malaisantes. Ils argumentent les maladresses et démontrent aux plus grands la valeur de la différence. Là où certains résument l’être à un handicap, les enfants-fées sautillent jusqu’au coeur pour découvrir l’ami, coincé dans ce petit corps incontrôlable.

À travers des lunettes brisées il pardonnent un câlin griffu, se réjouissent d’un progrès subtil et perçoivent le potentiel immense d’un verbe flou. Ils apprennent la langue des voyageurs et à défaut, ils en inventent.

Charlie-Philippe-Chaplin, Maël sorcière-rouge, Ced le clown à grande bouche, Raph le pirate et les fées Olivia et Nora

Les enfants fées mettent au monde des adultes au cœur immense.

Certes, sur mon chemin, je croise encore certaines furies. Désormais (presque) sourde aux beuglantes, j’avance. Main dans la main avec mon voyageur. Candide peut-être, malgré les y’en a marre et les raz de marées, je persiste. La volonté en boule dans ma sacoche, entre 32 dossiers sérieux, lucide, je crois au meilleur des Hommes.

Alors que la rentrée est un moment ardu (horrible) avec notre fils, des dizaines de petites et de grandes mains s’ouvrent, des sourires dessinent des visages lumineux et transforment nos vies en comptines et en petites victoires. Dans le regard attentif de dizaines d’adultes, tous différents et fiers, j’ai vu le désir d’apprendre, de ne rien prendre pour acquis et d’aimer. J’ai perçu là, l’envie sincère d’accueillir notre impromptu en chérissant ce non-secret-de-parent: le merveilleux existe et il l’attend lui aussi, là, exactement, où il se trouve.

Vite de même: Je suis un pamplemousse reconnaissant!

Ce n’est pas tout de donner la vie, encore faut-il lui donner le goût de se révéler aussi belle que l’on espère….

À vous: Merci! 

doigts en coeur

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Quand il faut défendre le droit d’exister, on est loin d’un projet d’inclusion!

Il faut être inhumain pour dénier les droits, la valeur d’un être.
Il faut être fou pour suggérer à une famille de tuer un enfant différent.

Pourtant, cette lettre, reçue par la grand-maman d’un enfant autiste est immonde.
(L’article: Déménagez ou Euthanasiez votre petit fils)

Il va de soi que nous ne devrions pas avoir à défendre le droit d’exister.
Il est assurément injuste et injustifiable de devoir argumenter tous les jours les droits des enfants différents à apprendre, évoluer, vivre dans le contexte qui convient le mieux aux valeurs de la famille.

Pourtant, tous les jours. Nous devons nous battre. Pour la reconnaissance, les services, le respect, la tolérance.

En suivant la logique de l’anonyme-monstrueuse et de ces propos insidieux qui se répandent au détour d’une ballade en transport en commun ou d’une rangée trop lumineuse à l’épicerie, créons ce monde parfait.

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Vive la barbarie!
Tuons la différence!

Chaque jour, le moins performant, le moins sociablement acceptable,  devra être tué.

Pas assez vite?
Pas assez lisse?
Pas assez beau?
Pas assez blond?
Pas assez sociable?
Trop bruyant? Trop bavard? Trop créatif?
Génial et maladroit?
Trop sportif? Trop sensible? Pas assez marié? Pas assez payant?

Tuons-le!
Jusqu’à qu’il n’en reste qu’un seul…fier et performant.
Seul et monstrueux.

Osons faire de notre société un espace lisse, indifférent et in-différentiable…une hégémonie solitaire érigée sur les valeurs essentielles d’une belle race aryenne centrée sur elle même qui ne se questionne plus et qui performe…

Répétons sans cesse les erreurs du passé et surtout évitons le pire: le péril de l’amour avec et malgré la différence.

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Si on évalue le poisson à sa capacité de grimper, il perdra toujours la face…
J’avance avec comme moteur, cette utopie d’inclusion…

Offrons-nous la chance comme société de découvrir les forces puisées à même le défi.

2013. Il semble peut-être évident que nous devrions être inclusifs. Naturellement. Mais la bataille est loin d’être gagnée.

Chaque fois que vous croiserez une dame avec une poussette tumultueuse, que vous verrez le corps d’un enfant-bacon danser sur le trottoir, qu’un cri indécent croisera le fer avec le contenu audio de votre IPOD, qu’un papa essaiera délicatement de sortir d’une salle de spectacle avec un mi-enfant-mi-oiseau qui flap l’invisible; souriez.
Au mieux demandez «aimeriez-vous avoir de l’aide». Sinon, souriez.

Nous soupirons. Nous pleurons. Nous rêvons. Nous osons. Nous regrettons. Nous apprenons. Les coups nous les recevons de l’intérieur et souvent de nos enfants. Les cris, nous les entendons aussi.

Et c’est le coeur immense et volontaire que malgré tout, nous poursuivons la route, la tête droite et le corps en larmes, parfois, tellement fiers de nos enfants.

Image de l'organisme TED-TSA Sans Frontière

Image de l’organisme TED-TSA Sans Frontière

Rien n’est acquis,  et je rêve:  Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion,

 

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Perception: Le «handicap» est une force!

Il faut confirmer les personnes différentes dans leurs spécificités.
Pourquoi vouloir tout «normaliser»? Pour faire partie de la moyenne? Quelle est la valeur de cette moyenne?
Pourquoi rêver de devenir ce que nous ne sommes pas plutôt que d’espérer devenir maximal, intègre, total?

Nous croyons qu’il faille transformer les handicaps en avantages. Pour que ceci soit possible, il prime de changer notre perception commune face aux défis, aux handicaps et à la différence!

Une personne qui évolue avec un handicap est un être d’une grande force. Elle réalise, tous les jours, les même gestes que nous avec des défis supplémentaires. Elle récidive et persévère.

S’ouvrir et constater la réalité telle qu’elle est.
Oser et établir un dialogue sans transfert de perceptions.
Construire une relation sans porter nos intentions est un pari houleux fort enrichissant.

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Merci de nous rappeler que notre individualité, notre audace mérite d’être entendue.
Lecture légère et intelligente pour enrichir vos vacances: L’Ultime Secret, Bernard Weber

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Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion

Ça y est! Un nouveau projet voit le jour: Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion.

vers le possible

Voici la vidéo qui présente le projet: SUR LE FIL & ma candidature au Banquier par le fait même.

APARTÉ: J’ai été reçue aux auditions du Banquier le 9 mai dernier.
Ouf! Quel chaos je leur ai livré…un mélange de mama-tigre-hystérico-verbillante portant un nez de clown pour une raison obscure, perdue ente contenu & contenant…
Bref, jamais, jamais, jamais, mon orgueil et moi avions imaginé nous présenter pour une telle émission de télévision. Bien que je sois sans censure, verbo et extravertie, ce n’est pas exactement le genre d’initiative que j’entreprends. Toutefois, je reconnais qu’une telle visibilité et support financier seraient fort appréciables et que, s’il le faut, pour aider mon fils et supporter la mise en place de la Fondation, je suis bien prête à me déguiser en poulet et vous présenter la danse du céleri!

Bref:
– La page facebook de la Fondation est prête.
– Le site est en réflexion.
– Un projet de socio-financement est en préparation
– Un événement bénéfice aura lieu en automne

Restez tout près. Je serai généreuse en détails. Merci pour votre support et votre intérêt!

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Marche pour l’autisme

Marche pour l'autisme

Le 27 avril 2013, nous étions près de 1000 à marcher au Parc Maisonneuve pour l’autisme.
Marcher ensemble, pour être vus et entendus.
Marcher pour célébrer la différence
Marcher dans l’espoir de plus d’ouverture, de sensibilité et de support!
Marcher ensemble pour ne plus être seul.

Merci à l’ATEDM pour l’organisation de l’événement année après année.
Merci pour le cadeau que j’ai gagné: une nuit à l’Hôtel Delta à Montréal, un repas pour deux au Garde Manger et le service de gardiennage spécialisé!

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Bed and Bonheur

TOURISME DURABLE. SLOW FOOD. CULTURE & GROS BONHEUR

Pendant la résurrection de Jésus j’étais là:

la maison de ville magog

Dans un rayon de lumière qui fait valser des pépites, étendue, comme une princesse molle dans une baignoire sur pattes, à préparer mon mental au spectacle (l’incroyable et magique spectacle devrais-je écrire!!) de Patrick Watson au Vieux Clocher…
Béate de bonheur.

La Maison de Ville, Bed and Bistro, située au coeur de Magog, est un must si vous aimez:

– Un accueil chaleureux, personnalisé: Dès notre arrivée, Simon Beaupré, (adorable, jasant, dynamique et attachant propriétaire, chef, designer, cuisinier, homme de chambre…) nous reçoit avec une joie sincère.

simon, propriétaire de la maison de ville magog

– Les petits endroits qui permettent d’aller à la rencontre des autres tout en préservant l’intimité de chacun…Nous avons commencé notre repas dans une bulle gourmande de lover…et nous avons fini notre soirée en partageant notre Clos Saragnat avec l’un des 3 autres couples logeant dans la petite et accueillante maison de Simon, en hurlant de rire dans la salle à manger.

– La cuisine de qualité, créative, gourmande, locale, adaptée aux saisons et aux produits disponibles; J’ai bouffé à m’en faire péter le bid!

– Les attentions spéciales valorisant les commerces de proximité et les entrepreneurs locaux: Le petit savon dans la baignoire provenait de la Savonnerie des Diligence à Eastman (miam!)

 – Les chambres qui n’exposent pas d’oeuvre en mélamine louche encadrée dans de la dorure ou qui semblent appartenir à l’époque des Rescapés…et dont la déco & le confort, au contraire, ravissent!

la-maison-de-ville-bed and bistro

Ainsi, bien que je n’oeuvre pas à développer ma plume de «critique d’établissements» je partage avec enthousiasme quand il s’agit de souligner le travail de petites entreprises, d’artisans/artistes ou d’organismes qui se démarquent par leurs valeurs, leur rigueur et leur cohérence.
Vous devinerez que je voyage en général à mon image en favorisant la rencontre et que j’apprécie particulièrement l’engagement d’entrepreneurs solidaires qui forgent leur réputation à coup de qualité, de talents et de générosité.

Faire rimer petit lieu avec envergure est un pari réussi dans le cas de la Maison de Ville!
Cette façon de faire des affaires s’inscrit dans une démarche durable, riche et humaine, me charme et m’inspire. Simplement.

Ruez-vous!

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L’image…

Collaborer à toutes les étapes pour brander sa propre entreprise est hyper stimulant.
Mais quel processus!

À chaque projet, je confie la réalisation de l’oeuvre à des gens qui ont l’art de traduire ma vision en images.

Pour le projet de Synodik, j’ai eu la chance de travailler avec un graphiste d’une grande générosité qui a tout fait pour atteindre mes objectifs.
Qui ma foi, étaient plus émotifs qu’intellectuels.
De multiples voies m’ont été proposées et il a oeuvré dans le détail jusqu’à la fin.

Je vous le réfère vivement: Biped Communications

Le processus créatif, la réflexion sont importants et il m’a été précieux de collaborer avec quelqu’un qui était patient et acceptait un certain chaos, l’incertitude et ma gracieuse franchise. On veut souvent travailler vite. Trop vite. Le recul face à notre propre «bébé» est aussi atout précieux pour le révéler à nous-même

Que pensez-vous de ce petit dernier?

Logos test couleurs 22 février

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Tout ce qui circule!

L’entrepreneure qui pilote Les Productions Synodik, est enceinte…à moins qu’elle ne soit juste grosse…
Enfin.
À moins d’une envolée surprise du ballon qui s’est posé dans son nombril, un quelconque être, surement extraordinaire, mais fort exigeant malgré son 9lbs prévu (un bet de même!) devrait émerger d’ici 10semaines de ce corps hum…à tout le moins bouffi!

Apparemment, lorsque l’on met bas, un moment d’isolation, de confusion dans le temps et de gestion weird des priorités survient…
Enfin. Ne brûlons point les scoops de post éjection et allons au but!

Mais pourquoi tous ces détails!?

Puisque le « congé » de « maternité » (quel euphémisme!) est imminent (même s’il sera court!).
Puisque Synodik fût, dans les derniers mois, plus discrète*

*En gestation elle aussi! Quelques beaux projets, beaucoup d’études, d’apprentissages, de consolidations et de réflexions!

Puisque votre intelligence, votre passion, vos idées sont précieuses et que lorsque mise en commun elles stimulent l’émergence de wow!
Puisque le réseautage, en plus d’être agréable, est essentiel à l’évolution de votre pratique, votre talent…

Que pensez-vous d’une occasion d’échanger, de consolider ou semer.
Que pensez-vous d’une « date », d’un tête à tête collectif?

Coquet, sincère et nécessaire!

Prière d’indiquez, en privé ou haut et fort, vos préférences quant à la formule:

5@7
Espace Découverte
Brunch
Autre
Mercredi soir ou week-end

La formule sera légère et dynamique et les détails vous seront communiqués rapidement dès que l’enthousiasme poindra…

Au grand plaisir d’échanger, vous présenter à du sang neuf et partager une décharge d’optimisme!
Évidemment que des collègues et amiEs entrepreneurs pertinents sont les bienvenus 😉

Annick Daigneault
Productions Synodik
Évènements, Créativité, Communications,
Développement et match parfait!
514-255-4223

Ceci n’est pas une critique de théâtre

…pour la simple et bonne raison que je ne critique pas;
mais j’évoque et fabule.
Je ne possède ni le mot juste ou le bon ton.

Ici. J’aime et pousse ma luck.

La créativité m’inspire. À voix haute ou discrètement. POur tout. Rien.
POur personne ou publiquement. Vachement. Toujours.
Créer. Re-créer.
Le talent ailleurs me fait stepettes ici et envolées.
Je fuse et chantonne des pseudos possibles et fais des boules de plus avec du déjà vu.

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Ainsi, hier j’ai été reçue chez « Martine à la plage« , spectacle écrit et mis en scène par le talentueux Simon Boulerice et joué par la clownesque, over smiley et énergique Sarah Berthiaume, sur le deck de son lover imaginé, dans la voiture de son père absent, sur son tapis banane dans sa cour et dans son coeur.

Le Bain St-Michel, transformé en confessionnal estival et vintage, irradiait d’amour et de sourires incontrôlables. Les nôtres.
Martine gambadant dans son adorable maillot à pois, casques de bain excessifs et attachants sur la caboche, ado en 2010, sur des airs des années 60, entourée de jouets 80, liait entre elles, toutes les amoureuses, les époques et la fougue des premiers émois, sans distinction…

Posés sur des serviettes de plage, les fesses ramollies et engourdies, des rides de soleil plein le profil, nous assistions aux « dates » répétées et farfelues d’une princesse de St-Rémy avec son optométriste, un micro-jouet, un rétroprojecteur hyperactif et le verbe magique, sensible et rêveur de Simon!

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Sans prétention. Ni contrainte de production. Pour le plaisir d’en ajouter, sans devoir budgéter.
J’en rajoute et mets ici bas mon nez dans ses affaires:

Quoique Sarah toooorche et fait preuve d’une constance que j’envie, j’en aurais assurément redemandé si le show avait été écourté d’environ 2-3dizaines de 60secondes.

Quoique, vraiment ravie de l’utilisation de l’espace, du choix de lieu et l’aspect ludique de notre assise, pour le plaisir de l’immersion totale, j’aurais bien pris un Pina Colada (hihi) en début de délire, assise dans un hamac ou une chaise longue, les pieds dans le sable, le vrai…hummm!

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Mais, bref,
Quoique j’en verbille, « Martine à la plage« , est une belle raison d’être heureux pour rien, d’aimer, encore…encore…et surtout de vous lancer de suite pour découvrir l’auteur audacieux et son univers. Vite! Un jour ses billets ne seront plus achetables 😉

Ruez-vous! Amusez-vous!
Légers. Jaunes et insouciants!


Martine à la plage, de Simon Boulerice
Avec Sarah Berthiaume et le rétroprojecteur fou
Au Bain St-Michel jusqu’au 25septembre
5300 St-Dominique (coin Maguire)