Bonheur à la frontière

Mercredi est jour d’école à la maison et surtout jour de transition entre chez papa et maman pour mes fougueux.

La traversée de la frontière est souvent accompagnée de fébrilité, de larmes que j’étouffe dans un sourire ou que j’essuie doucement en bouffant les joues parfaites de mes deux petites utopies.

Nous nous quittons chaque fois, après une série d’immenses câlins,  en formant des cœurs avec nos doigts et en traçant des coeurs sur nos poignets, qu’on remplit ensuite de bisous. Pour les urgences. Pour la semaine.

À mon retour du travail, Claudine, notre ange, T.E.S d’amour qui a accepté de relever le défi de m’assister pour faire l’école à la maison avec fils I, avait pris soin de laisser mijoter une sauce qu’elle et lui avaient préparée en projet éducatif d’après-midi.

Dans le silence poche du mercredi des départs, j’ai trouvé sur mon friggg’, les mots apaisants de mon fils.

Écrits de sa petite main agitée, qui se fout un peu des stades du développement moteur moyen, ses mots d’amour tracés avec attention.

Deux minutes de joie douce à célébrer la vie, à répéter merci, le sourire dans le corps.

On pense  souvent qu’on a peu de pouvoir de changer le cours de l’histoire d’une personne, que les gestes simples sont trop humbles pour faire contrepoids à la douleur, à la violence ordinaire ou même au tragique.

Je suis pourtant persuadée  qu’une sauce à spag qui mijote et des mots d’amour laissés sur le coin d’une table contribuent crissement à rendre le monde meilleur.

Le mien entk.

C’est à petits coups de gestes délicats, petits rituels ou de folies qu’on donne le ton, qu’on crée l’ambiance et influence la vibration.

Chez nous on s’oscarise le bonheur simple. On lève la tête au ciel pour 13 étoiles en ville, on marche sur le coté pour éviter d’écraser une autoroute de fourmis, on braille quand on s’aime, on rit fort, on fait du « urban jumping » dans le salon, on dessine dans les fenêtres et surtout on célèbre les gens et les moments.

Beaucoup.

La gratitude transforme notre face, notre vie.

Je suis entourée d’humains exceptionnels, généreux, inspirants.

Des gens qui ouvrent. Donnent.
Des gens qui croient et offrent sans compter.

Si on va vite, si on y croit plus, si on laisse les claques gagner et les scratches devenir amertume et rancoeur, si on ne demande pas d’aide, si on garde le coeur fermé et qu’on trace sans s’arrêter, on ne le voit pas.

La vie s’échappe et la magie aussi.

Fait que pause pis notez ça: j’ai 8 places à table et plein de places dans mon petit salon.

Mercredi prochain mes fils reviennent. Le bruit fera rire et trembler encore ma maison et ce sera le bordel. Je vous invite! Pour vrai! Que je vous connaisse beaucoup, un peu, que ça fasse 1 mois ou 7 ans qu’on ne s’est pas vu, je vous invite.

Je vous invite vous afin de partager une bouchée de la recette du bonheur de Claudine avec nous ❤

Écrivez-moi. Je vous ouvrirai la porte.
#ENSEMBLE

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