Merci BIPED Communications
Envie de découvrir, de manière positive, la réalité de familles qui évoluent avec des enfants autistes, inspirants et brillants? Voici l’article rédigé par Marie-Pierre Bouchard dans le Coup de Pouce d’avril 2014.
La neurodiversité désigne la variabilité neurologique.
Elle admet la réalisation, le vécu simultané de plusieurs modes de fonctionnements neurologiques chez l’humain.
La neurodiversité abonde dans ce sens: il n’y a pas qu’une seule façon d’être un être humain!
Sur le Fil reconnaît cette richesse, supporte et encourage la neurodiversité!
J’ai une foi inébranlable envers nos possibles. Je suis têtue et optimiste.
(Ferme tes yeux & jure Oh! Toi joli cynique! Car, si je te rencontre, je te trouverai sûrement des qualités. Je verrai peut-être même celles que tu as enfouis pour avoir l’air plus tough.)
À se frotter les uns aux autres, on se confronte, on choisit, on évolue.
Souvent, un peu d’influence positive suffit pour avoir envie d’en générer…
On retient souvent les coups bas. On transforme les erreurs en tragédies et on abdique devant l’ardeur à investir pour émerger d’une situation trouble. À chaque taloche son opportunité.
Rock it peanut!
La tête dans la bouette, tourner un œil vers le soleil permet de voir les ombres qui traînassent tout près et qui tendent la main…hésitantes parfois, mais volontaires. Laisser râler son égo sans lui faire de courbettes, garder la foi (dans son état le plus brut et souple), permet de relever la tête. Chaque fois. Tendre le bras. Respirer un coup et reprendre la route…avec un peu d’imagination, les souvenirs bouetteux font une fort jolie moustache et de quoi générer du récit dans le détour…
Nous sommes des petits contes, sur la time line d’une grande histoire…
Bref, samedi: Jour de farniente et de festivités (bah!)…nous aurions pu être en congé. Mais en tant qu’électrons motivés, une amie commune nous a réunis à la croisée d’un chemin et nous nous sommes offert notre samedi matin.
J’ai eu la joie, en plein jour de soleil intermittent, de rencontrer un être passionné et déterminé à collaborer pour le mieux-être d’autrui; un nouvel allié de taille dans la cause de l’autisme!
Jérémie Bilodeau et son équipe adorable de La Capital Prestige.
Jérémie a la caractéristique de s’être créé et de se réinventer à la mitaine.
Gossé dans le brut et la détermination. Pas de statut quo. Pas de paresse.
Après des chutes importantes, une carrière lumineuse, il a daté son égo, rencontré l’humilité et fait des choix en cohérence avec ses valeurs, ses passions. Le magnifique est partout. Il n’a pas de titre, de diplôme, pas de voie tracée. Il vient du coeur. Du fond. Il carbure à l’audace.
Une première collaboration est née entre Jérémie et moi afin de réaliser le Méga Week-End de Lanaudière au mois de juillet.
Tous les fonds amassés durant cet événement seront remis aux familles évoluant avec un enfant autiste.
Merci Jérémie de croire en nos enfants, d’investir autant de ressources et toute ton armée du cœur pour réaliser un événement familial et sportif d’envergure.
Vous, pour nourrir les possibles, commencez ici: MÉGA WEEK-END
On se revoit les 5-6 juillet 2014 😉
Énorme merci à l’équipe de Akufen, atelier créatif pour la création du site web de Sur le Fil. En attendant le lancement de la fondation et la mise en ligne du site complet, voici la page temporaire!
Il est désormais possible de soutenir notre mission en donnant en ligne!
Le Cabaret, organisé par le Groupe en Fête et Sylvain Dubé, au profit de Sur le Fil,
a permis d’amasser une somme brute de 3250$.
Grâce aux personnes présentes, à Groupe en Fête et aux donateurs, notre très jeune fondation fait un petit pas dans la direction de ses grandes ambitions. Un premier montant sera donc, d’ores et déjà, alloué au projet pilote de la fondation et aux services offerts à notre premier bénéficiaire, Maël, joyeux petit frisé autiste de 6 ans.
MERCI! MERCI! MERCI!
On vous retrouve au printemps pour un autre événement, dans une formule complètement différente!
Pour ceux qui aimeraient donner à la fondation, la première phase de notre site web sera active dès décembre et les dons en ligne seront alors possibles!
Annick, présidente fondatrice ++ le C.A de _Sur_le_Fil_
Agir en cohérence. Oeuvrer de manière inclusive pour la rendre générique.
« Il n’est pas normal que les associations, y compris parmi les plus grandes et les plus respectables, ne prévoient tout simplement pas la présence de personnes autistes en leur sein… »
Josef Schovanec, Je suis à l’est.
Comment peut-on soutenir une mission d’inclusion sans l’incarner soi-même ou défendre les intérêts d’un groupe sans donner la parole aux principaux concernés sur l’ensemble des dossiers ?
Au sein de Sur le Fil, Fondation pour l’Inclusion, nous sommes de cet avis depuis le jour 1.
Voilà pourquoi sur le c.a de la fondation siègent des humains de tout acabits et que, sur chacun des projets, nous incluons la neurodiversité de manière spontanée.
Les idées (et les êtres) évoluent quand elles se complètent et se confrontent.
Nous souhaitons passer de l’utopie à l’action et devenir crédibles ensemble.
«Practice what you preach»

Identité visuelle réalisée par: Bipèd Communications
Citation tirée de la page de Comité TED-TSA sans Frontière.
Renaud, petit asperger, brillant.
Hier.
Sans rancune.
Les ongles de fils I étaient acérés. Les cris stridents. L’équilibre incertain.
Le petit fil tordu…
On avait les conséquences de certaines caractéristiques de l’autisme dans l’tapis…

Il y a de ces matins où, malgré les horaires visuels et la constante volonté, l’anarchie domine.
Hum…en fait, nos matins ressemblent rarement à une pub de Nutella.
Pas de sucre, pas de peanut, pas de poésie lichée ni de maman sans miette. Une heure happée par la routine-Everest d’habillage et les prises de lutte qui s’achèvent avec de la pâte à dents aux cerises dans le brushing.
**
Déterminés à arriver à l’heure à l’école, on a ‘paqueté la famille et on l’a jetée dans la Lisette-mobile (aka notre voiture).
Le boupi (fils II) errait en cavale parmi les agendas et les projets. Fils I, sans mot, jugea que le moment était idéal pour un affaissement anxieux…
Nos intentions étaient sans effet. Des parents dans une flaque d’amour, pas de pogne.
En moins de temps qu’il ne faut pour lever un bras, trois faces (dont la mienne) ont hérité d’égratignures.
Nous avons apaisé le tigre, géré les conséquences et formulé des pardons.
De petits humains, aimants, ouverts mais attristés se tenaient toutefois toujours devant nous.
Avec l’adorable enseignante, Isabelle, nous avons ouvert le dialogue. Nous avons profité de notre présence pour permettre aux enfants de témoigner de leur vécu, poser leurs questions, exprimer leurs émotions, regarder le positif et réfléchir à des possibles. L’expérience était confrontante mais constructive surtout.
Éjectée de la classe, au moment où fils l’a suggéré en langage non verbal très efficace, j’ai laissé ma journée respecter ses dead line et le temps a filé.
**
En fin d’après midi, une photo apparaît dans ma boite courriels:
« Il peint des taches. Vois comme il est beau! » C’est elle qui le dit.
Émue je répond à l’auteur. Isabelle. Cet être engagée, qui ne prend rien pour acquis et qui rend tout possible.
Tout est inévidence.
Nous doutons. Essayons. Je grince. Nous persistons.
Au moment de conclure mon mercredi dans le noir du presque jeudi, je zieute une dernière fois.
Un dernier courriel m’attend sagement:
« Moi aussi je suis maman… Aujourd’hui, il a peint des taches pour tous ses amis. Les amis ont ensuite créé des oeuvres à partir de celles-ci. Ils en feront un livre pour apprendre à compter, qu’ils remettront à Maël, à la suggestion de Philippe…à suivre! »
Ma journée s’est conclue toute seule. Pas d’effort. Comme une grande. Lucide et reconnaissante, j’ai dormi en répétant: Merci. Encore. La face liquide.
L’inclusion n’a rien d’évident et sa beauté, comme la créativité, émergent dans les contraintes et les défis…